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Morceaux choisis du pape François, expert en formules imagées

Morceaux choisis du pape François, expert en formules imagées
Le pape François salue la foule rassemblée place Saint-Pierre de Rome au Vatican, le dimanche 26 novembre 2017, lors de la prière de l'Angelus Tiziana FABI

La singularité du pape François, déterminé à faire passer ses messages, réside dans ses formules simples et directes, qui l'ont rendu populaire aussi chez les non croyants. En voici quelques morceaux choisis.

Pauvreté

"Comme je voudrais une Église pauvre, pour les pauvres!"

(le 16 mars 2013 trois jours après son élection)

Homosexualité

"Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger?"

(le 29 juillet 2013, dans l'avion le ramenant du Brésil)

Femmes

"Les femmes sont comme les fraises dans un gâteau, il en faut toujours plus".

(le 5 décembre 2014 devant des théologiennes)

Prière soporifique

"Moi aussi quand je prie, des fois je m'endors".

(le 31 octobre 2017 dans un entretien télévisé)

Anxiolytiques

"Je ne prends pas de médicaments anxiolytiques", "les Italiens donnent un beau conseil: pour vivre en paix, il faut une saine dose de je-m'en-foutisme".

(9 février 2017 dans un entretien)

Coprophilie

"Je crois que les médias doivent être plus clairs, plus transparents et ne pas tomber, excusez l'expression, dans la coprophilie toujours prête à répandre les scandales des choses abominables, quelle qu'en soit la part de vérité".

(le 7 décembre 2016 dans un entretien)

Messe sans portable

"Moi, cela me rend tellement triste quand je célèbre ici sur la place ou dans la basilique et que je vois tant de téléphones portables en l'air. Pas seulement des fidèles, mais aussi des prêtres et même des évêques. Mais s'il-vous-plaît! La messe n'est pas un spectacle".

(audience du 8 novembre 2017 sur la place Saint-Pierre)

Miséricorde

Le pape conseille le médicament spirituel "Misericordina, 59 granules pour le cœur", qui "en prévention, peut s'utiliser une fois par jour, mais en cas d'urgence, peut se prendre autant de fois que l'âme en a besoin".

(le 17 novembre 2013 après l'Angelus)

Maladies de la Curie

Le pape dresse "un catalogue" cinglant de quinze maladies qui menacent évêques et cardinaux de la Curie, comme "l'Alzheimer spirituel", "la fossilisation mentale et spirituelle", "le coeur de pierre, "le terrorisme des bavardages", "la schizophrénie existentielle", "le narcissisme faux", "la planification d'expert-comptable", "les rivalités pour la gloire", "les faces funèbres", "l'orchestre qui émet des fausses notes"...

(le 22 décembre 2014 lors des voeux à la Curie, le gouvernement de l'Église)

Vieille Europe

L'impression donnée par le Vieux continent est "celle d'une grand-mère, d'une Europe qui n'est plus féconde et vivante".

(le 25 novembre 2014 devant les eurodéputés à Strasbourg)

Démon de midi

Interrogé par des prêtres sur la crise de la quarantaine, François évoque "le démon de midi": "on a de mauvaises tentations dans ces moments là", "il ne faut pas en avoir honte, mais il faut les éradiquer tout de suite" et "attention aux "gamineries", "le germe de la double vie".

(le 17 février 2018 lors d'une rencontre avec le clergé)

Lapins

"Certains croient, excusez-moi du terme, que, pour être bons catholiques, ils doivent être comme des lapins". "L'ouverture à la vie est une condition du sacrement de mariage", mais "cela ne signifie pas que les chrétiens doivent faire des enfants en série".

(le 19 janvier 2015 dans l'avion qui le ramenait à Rome des Philippines)

Coup de poing

"Si un grand ami parle mal de ma mère, il peut s'attendre à un coup de poing, et c'est normal. On ne peut provoquer, on ne peut insulter la foi des autres, on ne peut la tourner en dérision!".

(le 15 janvier 2015, interrogé sur la liberté d'expression des caricaturistes, dans l'avion qui l'emmenait à Manille)

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