En ce moment
 
 

Mouvement de contestation à Hong Kong - Pékin exprime son "indignation" après un vote du Congrès américain

(Belga) La Chine a exprimé mercredi son "extrême indignation" après un vote de la Chambre des représentants américaine en faveur des libertés civiles à Hong Kong.

"Nous appelons les Etats-Unis (...) à cesser immédiatement de se mêler des affaires de Hong Kong et des affaires intérieures de la Chine", a déclaré dans un communiqué le porte-parole de la diplomatie chinoise, Geng Shuang, alors que Pékin fait face depuis quatre mois à un défi sans précédent de la part de manifestants hongkongais. La Chambre des représentants a adopté mardi une "Loi sur les droits de l'Homme et la démocratie à Hong Kong" qui menace de suspendre le statut économique spécial accordé par Washington à l'ancienne colonie britannique. Le texte, qui doit encore être discuté au Sénat, conditionnerait le maintien de ce statut spécial à la validation annuelle par le département d'Etat d'une situation jugée convenable en matière de respect des droits civils de la part des autorités hongkongaises. Il prévoit également des sanctions pour tout responsable qui abolirait "des libertés fondamentales" dans ce territoire semi-autonome. L'ex-colonie britannique traverse depuis quatre mois sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997, avec des actions parfois violentes pour dénoncer un recul des libertés, exiger des réformes démocratiques et dénoncer une riposte policière jugée brutale par les contestataires. Dans ce contexte, le porte-parole chinois a averti que le vote des représentants américains aurait pour conséquences "des mesures énergiques" de la part de la Chine, sans préciser lesquelles. "Les Etats-Unis ont d'importants intérêts à Hong Kong. Si le projet de loi est adopté définitivement, cela causera non seulement du tort aux intérêts chinois et aux relations sino-américaines, mais aussi un tort important aux intérêts américains", a-t-il averti. "La question qui se pose actuellement à Hong Kong n'est pas du tout celle des soi-disant droits de l'Homme et de la démocratie, mais celle de mettre fin à la violence, de rétablir l'ordre et l'Etat de droit aussi vite que possible", a estimé M. Geng. (Belga)

Vos commentaires