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Rendre les transports publics plus attractifs plutôt que verdir le parc automobile

(Belga) Pour Joyce Msuya, la directrice exécutive du Programme des Nations unies pour l'Environnement (PNUE), il est "souvent plus judicieux de rendre les transports publics financièrement plus attractifs, plutôt que de verdir le parc automobile", a-t-elle affirmé mercredi, en marge d'une visite de trois jours à Bruxelles.

En Belgique, le nombre de voitures de société ne cesse d'augmenter, avec pour corrollaires des files kilométriques et des émissions de CO2 toujours plus importantes. Pour remédier à cette situation, Groen veut mettre fin au système de voitures de société le plus rapidement possible. De son côté, le CD&V plaide pour que les sociétés de leasing "verdissent" leur flotte et ne proposent plus que des voitures électriques. Une idée que partage également l'Open Vld. "Nous constatons qu'il est souvent plus judicieux de rendre les transports publics financièrement plus attractifs", a commenté Joyce Msuya. "C'est le choix que font la plupart des grandes villes. Séoul, la capitale sud-coréenne, est un bon exemple en la matière. Le changement de comportement émane des mesures d'incitation du gouvernement. Rendre les transports publics plus attractifs est plus écologique, dans la mesure où l'infrastructure est déjà existante, contraitement au réseau de stations de recharge électrique qu'il faut développer", a-t-elle ajouté. En visite de trois jours à Bruxelles, la directrice exécutive du PNUE a atterri dimanche, alors que quelque 70.000 personnes manifestaient dans les rues de la capitale pour exiger des mesures fortes contre le changement climatique. "C'est incroyable de voir autant de gens descendre dans la rue, non pas pour protester mais pour appeler les dirigeants à agir", a-t-elle affirmé. Mardi, elle s'est entretenue avec le Commissaire européen en charge de l'Environnement, Karmenu Vella. "L'Union européenne fait déjà beaucoup pour lutter contre le réchauffement climatique, mais il faut faire plus", a-t-elle ajouté. "Il y a urgence à agir, d'autant plus que le sentiment d'impatience est grandissant au sein de la population", a encore estimé Mme Msuya, selon qui "la transition requiert de la volonté politique". (Belga)

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