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Saint-Valentin: le Nicaragua libère 1.172 prisonniers, mais pas d'opposant

(Belga) Le Nicaragua a libéré jeudi 1.172 prisonniers de droit commun pour la Saint-Valentin, mais aucun des plus de 750 opposants incarcérés, dont la Belge Amaya Coppens, n'a bénéficié de cette mesure de clémence, selon les organisations de l'opposition.

"Aujourd'hui, pour célébrer l'amour, l'amitié et la vie en famille, 1.172 frères et soeurs qui étaient dans le système pénitentiaire national sont rentrés" chez eux, a annoncé Rosario Murillo, vice-présidente et épouse du président Daniel Ortega. "Nous leur souhaitons une vie en famille harmonieuse et que Dieu leur accorde une nouvelle chance de vivre en faisant le bien et avec droiture", a ajouté Rosario Murillo. Cent onze femmes figurent parmi les détenus qui bénéficient ainsi du "régime familial", une disposition qui permet à des détenus condamnés à des peines inférieures à cinq ans de prison et dont le comportement a donné satisfaction de finir de purger leur peine à domicile. Aucun opposant n'avait été signalé jeudi après-midi parmi les personnes libérées, ont indiqué les organisations de l'opposition. Le quotidien belge La Libre Belgique, citant Pierre Galant, du Centre d'action laïque, après une entrevue de celui-ci avec l'ambassadeur du Nicaragua à Bruxelles, avait évoqué dimanche dernier la possibilité d'une "prochaine libération" de la jeune étudiante en médecine belgo-nicaraguayenne Amaya Coppens, avec 35 autres opposantes au gouvernement emprisonnées. Pour les dernières fêtes de fin d'année, 1.100 détenus avaient déjà été libérés sous le "régime familial". Là aussi, aucun prisonnier politique n'avait bénéficié de cette mesure de clémence. Selon les organisations de l'opposition et de défense des droits de l'homme, ce sont plus de 750 personnes ayant participé aux manifestations contre le gouvernement de Daniel Ortega et Rosario Murillo qui ont été arrêtées. Les violences politiques au Nicaragua ont causé plus de 325 morts entre avril et octobre 2018. Selon les organisations de défense des droits de l'homme, les autorités continuent à pratiquer des arrestations alors que les manifestations ont cessé en raison de la répression. Les opposants arrêtés sont la plupart du temps poursuivi pour "terrorisme" et encourent des peines allant jusqu'à 20 ans de prison. (Belga)

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