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Syrie: neuf civils dont deux secouristes tués dans des raids du régime selon une ONG

Syrie: neuf civils dont deux secouristes tués dans des raids du régime selon une ONG
Des membres des "Casques blancs", les secouristes syriens, cherchent d'éventuels survivants dans les ruines d'un immeuble touché par une frappe du régime à Saraqeb dans la province d'Idleb (nord-ouesOmar HAJ KADOUR

Deux secouristes et sept autres civils ont été tués mercredi dans des raids aériens du régime et de son allié russe dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie en guerre, a indiqué une ONG.

Il s'agit de la dernière attaque en date dans la province d'Idleb, qui coûte la vie à des secouristes syriens appelés Casques Blancs et opérant dans les zones non contrôlées par le régime de Bachar al-Assad.

Les deux secouristes ont péri lorsque des frappes de l'aviation russe ont touché leur ambulance dans la localité de Khan Cheikhoun, a précisé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

L'organisation des Casques Blancs a confirmé que les secouristes avaient été ciblés à plusieurs reprises alors qu'ils évacuaient des civils blessés. Cinq autres secouristes ont été blessés, selon elle.

Le 20 juin, trois secouristes ont été tués dans des raids du régime contre la localité de Maaret al-Noomane, dans la même province.

"Le monde continue de faillir à son devoir de nous protéger et de protéger les autres humanitaires", a dit l'organisation dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Mercredi, sept autres civils ont été tués dans les frappes sur plusieurs secteurs de la province d'Idleb, où habitent quelque trois millions de personnes, a ajouté l'OSDH.

Un autre civil a succombé à ses blessures infligées il y a plusieurs jours lors de frappes du régime à Khan Cheikhoun, d'après l'ONG.

Dans le nord de la province voisine de Hama, le tir d'une roquette par des jihadistes a coûté la vie à une fille, a indiqué l'agence officielle de presse syrienne Sana.

La province d'Idleb est en grande partie aux mains du groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS, l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda) qui contrôle aussi avec des groupes rebelles des secteurs dans les provinces voisines d'Alep, de Hama et de Lattaquié. Ces dernières provinces sont en grande partie aux mains du régime.

Depuis avril, le régime et son allié russe ont intensifié leurs bombardements contre les secteurs aux mains des jihadistes. Plus de 470 civils ont péri, selon l'OSDH. Plus de 330.000 personnes ont été déplacées, d'après l'ONU.

Dans la province d'Idleb, le régime tient des secteurs dans le sud. Les forces turques ont elles des postes d'observation dans les zones sous contrôle des jihadistes. Les forces russes tiennent des postes d'observation dans certaines zones du régime limitrophes de la province, d'après l'OSDH.

Frontalière de la Turquie, la province d'Idleb et les secteurs adjacents sous contrôle jihadiste ou rebelle dans les provinces de Hama, d'Alep et de Lattaquié, font l'objet d'un accord conclu en 2018 entre Ankara, parrain des rebelles, et Moscou, censé créer une "zone démilitarisée" pour séparer les territoires contrôlés par HTS les rebelles des zones gouvernementales. Mais HTS refuse de se retirer de la "zone démilitarisée" et l'accord n'a jamais été appliqué dans son intégralité.

Déclenchée en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie a fait plus de 370.000 morts.

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