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Les étudiants en blocus se rassemblent pour étudier à Louvain-la-Neuve: "Chez moi, je n'arrive à travailler que 2 heures sur une journée"

Les étudiants en blocus se rassemblent pour étudier à Louvain-la-Neuve:

Les étudiants préparent leur session d’examen de janvier et sont donc en plein blocus en ce moment, une première pour ceux qui sont entrés cette année à l’université ou dans une haute école. Ceux qui le souhaitent peuvent être encadrés pour mieux gérer cette période. Exemple à Louvain-la-Neuve.

Ce sont les vacances, mais ce n’est pas forcément du temps libre pour les étudiants. Alors, dans un auditoire de Louvain-la-Neuve mis à disposition par l’université, le silence règne.


Loin de la distraction des kots

Une petite centaine d’étudiants planchent sur leurs cours pour préparer les examens de début janvier. Une étude groupée, hors de la solitude ou de la distraction de la chambre d’étudiants et des kots communautaires.

"Si je suis toute seule dans ma chambre, lorsque je n’arrive pas à faire un exercice, j’ai plus tendance à abandonner, aller sur mon téléphone, faire autre chose", avoue Margot Deweer, étudiante en 1ère année de bachelier ingénieur de gestion. "Et là, comme on voit que tout le monde est motivé et occupé à travailler, on reste motivé aussi".


Un cadre de travail, un horaire, des pauses ludiques

Depuis 4 ans le kot à projet Support kot organise ces séances d’étude en faveur des étudiants pour qui c’est le premier blocus. "Ici, on est en période de congé universitaire, donc les bibliothèques sont fermées", constate Vincent Veldmenan, Président du Support Kot. "Des anciens du kot se sont dit 'pourquoi pas faire un blocus nous-même'. Ici, on a essentiellement des étudiants de première bac, pour leur apprendre à se donner un cadre de travail pour leur premier blocus, à se donner un horaire, à faire des pauses qui sont ludiques, efficaces." 


Travailler 6 heures minimum

 

3 fois par jour, des pauses thé ou café sont prévues, au cours desquelles des jeux de sociétés ou des activités sportives sont organisées. "Chez moi, toute seule, j’arrive pas à travailler", Nadège Vandewaele, étudiante en 1ère année de bachelier en bio ingénieur. "Ici, c’est quand même pas mal, j’ai mes potes pendant les pauses. Ça m’aide beaucoup. Chez moi, si j’arrive à travailler deux heures sur une journée, c’est beaucoup. Ici, c’est 6 minimum, donc pour moi c’est vraiment bien."

 

Et le soir venu, le support kot propose aux étudiants de se dégourdir les jambes  autour du lac de LLN.

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