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Amadou, tabassé par des élèves de sa classe parce qu'il défendait Charlie Hebdo

 
 

L’histoire d’Amadou est en train de faire le tour du web et révolte de nombreux Belges. Le jeune homme a été tabassé par des élèves de sa classe, car il défendait son prof qui avait expliqué qu’on ne pouvait pas tuer pour un dessin. Une enquête a été ouverte.

Le gouvernement a réagi après le passage à tabac d'un élève de l'Athénée royal Leonardo Da Vinci d’Anderlecht. Le jeune a été frappé parce qu'il a soutenu son prof d'histoire qui défendait Charlie Hebdo et qui n'approuvait pas l'attaque perpétrée contre la rédaction du journal satirique français. Joëlle Milquet, la ministre de l'Éducation, a demandé l'ouverture d'une enquête administrative. Assez préoccupée, elle a demandé au préfet coordinateur de zone de se rendre à l'Athénée royal pour tenter d'y voir plus clair et d'établir des responsabilités.


Débat houleux en classe

A la base de ce passage à tabac, un cours d'histoire lors duquel un différend éclate entre des élèves et leur professeur. Ce dernier évoque sa consternation suite aux attentats en France, mais les élèves défendent les frères Kouachi à l'origine de l'attaque contre Charlie Hebdo. Le professeur essaie de leur faire comprendre qu’on ne peut pas tuer pour un dessin, mais rien n’y fait. Et un des élèves n'en reste pas là, il fait circuler une pétition pour demander l'écartement du professeur d'Histoire.


Amadou et son ami refusent de signer la pétition pour le renvoi du prof

Mais deux élèves de la classe, Amadou et un de ses amis, refusent de signer la fameuse pétition et soutiennent leur prof. Ils commencent alors à subir des pressions de la part des autres élèves, principalement de l’instigateur de la pétition. Il tente même d’intimider les deux élèves en classe, mais Amadou ne se laisse pas faire. Ce qui va déclencher, mardi dernier, sa colère: à la sortie des cours, ils sont 10 à l'attendre, armés de battes de base-ball. Ils ne lui laissent aucune chance d'échapper aux coups. Une éducatrice intervient heureusement rapidement et appelle la police, Amadou s'en sort avec 8 points de sutures au cran.

L'élève à l'origine de la contestation a été renvoyé et il apparaitrait aujourd'hui qu'un professeur de religion islamique de l'école a influencé certains élèves. Il serait dans le collimateur de cette enquête administrative. L'école a également déposé plainte.




 

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