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Christophe, 45 ans, avait 1% de chance de survivre face au coronavirus: il n'avait jamais eu de problèmes de santé

Christophe, 45 ans, avait 1% de chance de survivre face au coronavirus: il n'avait jamais eu de problèmes de santé
 
CORONAVIRUS

Au-delà des chiffres de l'épidémie, il y a la souffrance des malades. Pour certains, le chemin de la guérison est très long. Christophe, 45 ans, a attrapé le Covid-19 au début du mois de mars. Il est resté 11 semaines dans le coma. S'il témoigne aujourd'hui, c'est avant tout pour rappeler à tous l'importance des gestes de prévention.

Ce sont des images très privées, très intimes (voir reportage en haut de l’article), le visage d’un homme conscient mais perdu. Ses inquiétudes, ses questions se lisent dans son regard figé, fixé vers son médecin, son seul et unique repère. "Ça va ? Vous êtes aux soins intensifs de Louvain. Vous ne pouvez pas encore parler. Vous avec un tuyau. Ok ? Mais ça va déjà beaucoup mieux", lui explique son médecin au réveil.

Il s'agit d'un moment rare, les premières secondes d’une renaissance après 11 semaines plongé dans le coma pour Christophe, 45 ans. "Ma première réaction a été: 'comment suis-je toujours en vie?' Ma deuxième réaction a été de savoir où étaient mon épouse et mes filles ?"

Une montée douloureuse et impossible

Christophe a reçu une de nos équipes chez lui. C’est l’un de ses premiers jours de retour à la maison. Ce père de deux enfants n’a jamais eu de gros problèmes de santé. Il n'a jamais été opéré. Pourtant, tout a basculé pour lui le 19 mars. "Je pensais que c’était une simple grippe. J’ai appelé le médecin et il m’a dit: pour le moment vous n’avez pas de symptômes du Covid-19. Reposez-vous et prenez des Dafalgan." Et puis, son état de santé s'est aggravé. "Deux ou trois jours plus tard, je veux monter me coucher. Je montais les escaliers et au milieu, je me suis arrêté. Je ne savais plus monter. J’ai dit à mon épouse que j’allais dormir dans le fauteuil."

"Ils vont me mettre dans le coma"

Le lendemain, il appelle l’ambulance direction l’hôpital de Saint-Trond et tout s’accélère. Christophe est placé aux soins intensifs puis transporté en urgence à Louvain et placé dans le coma. Il se souvient du dernier appel passé à son épouse. "J’ai appelé mon épouse un mardi soir. Je lui ai dit : ils vont me mettre dans le coma. Là, vous vous sentez très petit. Je me suis dit : va-t-on un jour me réveiller ?" Surnommé le miracle de Louvain, sa vie est mise sur pause. Son pourcentage de survie est estimé à 1%. Pour son épouse et ses deux filles, l'attente est interminable. "Parfois, l’hôpital appelait au milieu de la nuit et disait: tenez-vous prêtes, ça ne va vraiment pas. Ça ne va pas aller."

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"Ce n'est pas pour rire"

Après s’être battu pour vivre, ce directeur commercial a dû se battre pour revivre. Il a dû réapprendre à parler, manger et surtout marcher. Une revalidation de plusieurs semaines. "Mes reins fonctionnent bien. Tous mes organes aussi. J’ai eu beaucoup de chance", estime Christophe.

Aujourd’hui l’épidémie reprend de l’ampleur ce qui inquiète Christophe. Il lance ce message. "Ce n’est pas pour rire. Ce n’est pas une simple grippe. Suivez, s’il vous plaît, les règles diffusées dans les médias."

 

 

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