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À Anderlues, la moitié des bâtiments se fissurent: "On a l'impression que la maison se coupe en deux", s'inquiète Patrick

La moitié des 5.000 maisons d'Anderlues sont victimes de fissures, parfois assez impressionnantes. Dans certains cas, on craint d'ailleurs que le bâtiment s'effondre. Un sous-sol sableux très instable est la cause de ces incidents. La commune est bien consciente du problème mais il semble que peu de recours soient possibles.

Patrick Mercier habite une maison située rue d'Espagne à Anderlues depuis 1977. Dans les années 80, les premiers problèmes liés aux fissures des façades sont apparus. "On a remarqué que ça prenait un peu d'ampleur. Des fissures qui partent à gauche, à droite... On s'étonnait un peu", explique le riverain au micro de Ludovic Delory et de Gaetan Zanchetta. 


Un sol fortement fragilisé 

200 mètres plus loin, un immeuble menace de s'effondrer depuis plus de deux ans, selon les dires des voisins. S'agit-il d'un problème d'écoulement de gouttière ? En réalité, le sol semble fortement fragilisé. 

Le même constat est fait dans de nombreuses habitations du quartier. "Quand je vois la maison de mon voisin d'en face avec toutes les fissures qui partent, on a l'impression qu'elle se coupe en deux", constate Patrick. "Quand je vois ça, ça me fait un peu peur", ajoute-t-il.


"Cela concerne les immeubles bâtis avant les années 80"

Anderlues est une ancienne commune minière. Ces nombreuses fissures pourraient s'expliquer ainsi. Or, un rapport indique qu'il n'y a plus de dommages dus aux dégâts miniers. Selon les autorités communales, la cause n'est autre que le sous-sol sablonneux qui s'avère instable. 

"Sur les quelque 5.000 logements d'Anderlues, la moitié présente des fissures. Et cela concerne les immeubles bâtis avant les années 80", explique Philippe Tison, bourgmestre de la ville. 

Les familles évacuées comptent réclamer des explications à la commune. Les habitants du quartier ont, quant à eux, appris à vivre avec les risques. 

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