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Une "capteuse de logement" rôde dans les rues de Charleroi, mais que fait-elle?

 
 

Le Relais social de Charleroi a engagé un "capteur de logements". Cette personne a pour mission principale de convaincre les propriétaires privés de louer leurs logements à des sans-abri. À Charleroi, ce capteur de logement" est Caroline Desalle.

Capteur de logement, une nouvelle fonction au Relais social de Charleroi, dont le but est de prospecter et de trouver des propriétaires qui accepteraient de louer leur bien à un SDF. À Charleroi, c’est Caroline Desalle qui remplit cette fonction. Sous la houlette du Relais social, elle prospecte le marché locatif à la recherche de logements pouvant convenir à des personnes sans-abri.     

Mais d’où vient cette idée?

L’idée part d’un constat: les sans-abri qui tentent de trouver un logement n'ont pas toutes les chances de convaincre les propriétaires de leur faire confiance. Il faut dire que les craintes des propriétaires sont multiples : non-payement des loyers, dégradation du bien...

Quel est son rôle?

"Mon rôle consiste à capter des logements privés, principalement pour les deux projets collectifs du projet relogement en période hivernale, à savoir 10 sans-abri qui pour l’instant logent grâce au fond du logement de Wallonie dans deux bâtiments collectifs. Ma principale mission est de reloger ces personnes avant le 1er avril", a précisé Caroline Desalleau micro de Marc Demoustiez. Au cours de son travail de médiation, elle n'a pas le pouvoir de garantir des revenus locatifs aux propriétaires comme pourrait par exemple le faire une agence immobilière sociale (AIS). Il peut en revanche leur assurer un suivi social du futur locataire.     

Comment procède-t-elle?

Caroline fait ce qu’on appelle une prospection. Elle consulte les journaux, les annonces sur les sites internet. Elle se promène également dans les rues pour "capter" un bien disponible. Lorsqu’elle a repéré un bien, elle prend contact avec le propriétaire. Si elle réussit à passer "cette première barrière du téléphone", elle va visiter l’appartement et peut se rendre compte directement si le logement peut convenir, s’il est salubre et surtout si le loyer est négociable.

Après un mois de travail, Caroline est déjà parvenue à convaincre une vingtaine de propriétaires privés carolos.


Gaëtan Sgualdino


 

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