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Comment expliquer la forte pénurie dans les banques de sperme? "Dans 90% des cas, les spermatozoïdes viennent du Danemark" (vidéo)

La Belgique connaît une sérieuse pénurie dans les banques de sperme. La demande est grandissante, mais les donneurs ne sont pas assez nombreux. Dès lors, les centres de procréation font venir le sperme de l'étranger, principalement du Danemark.

Ces cinq dernières années, la demande de sperme a doublé dans les centres de procréation en Belgique. Un millier d'inséminations sont réalisées dans l'hôpital dans lequel s'est rendu notre journaliste Samuel Ledoux, soit environ trois par jour. "Depuis que la législation a autorisé les grossesses chez les couples homosexuels, on a beaucoup plus de demandes, éclaire Laurie Henry, directrice adjointe du centre de procréation médicalement assisté de l'ULg. Il y a notamment beaucoup de couples français qui viennent pare que c'est interdit en France. Ce sont des couples lesbiens ou bien des femmes seules".


La plupart des demandes viennent de l'étranger 

Les Belges représentent à peine 20% des patientes. Si la demande explose, le nombre de donneurs de sperme reste stable. L'an dernier, seule une dizaine d'hommes ont franchi la porte de ce centre. "Etant donné qu'on a une demande fort importante de sperme de donneurs, on est obligés de faire appel à des banques extérieures, principalement danoises, explique Olivier Gaspard, biologiste au centre de procréation médicalement assistée de l'ULg. Et ce, pour acheter du sperme et pouvoir faire les traitements ici à la citadelle de Liège".


Il n'y a pas assez de sperme venant d'hommes d'origine africaine ou asiatique 

Les spermatozoïdes sont conservés dans des cuves d'azote à -200°. 90% sont importés de l'étranger, quasi tous du Danemark, ce qui pose problèmes. "On est en manque de patients aux cheveux bruns et yeux marrons, ainsi qu'en manque de sperme de patients d'origine asiatique, maghrébine ou africaine".
cuves
Les dons de sperme se font toujours de manière anonyme. Les donneurs doivent être âgés de 18 à 45 ans maximum et sont rémunérés en moyenne 50 euros par don. D'ici quelques semaines, une campagne nationale sera lancée pour sensibiliser le public.

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