En ce moment
 
 

Fermeture des bars à 23h à Liège dans le calme mais... "On s'attend à ce qu'il y ait des fêtes ailleurs"

 
CORONAVIRUS
 

Les mesures provinciales pour lutter contre la propagation du coronavirus, s’ajoutent aux règles nationales définies par le comité de concertation. Elles entraient en vigueur vendredi soir, c’est le cas notamment de la fermeture des bars dès 23h. A Liège, hier soir dans le quartier festif du Carré, la fermeture anticipée s’est déroulée sans incident majeur.

A 23h, la fête est finie. Les tables sont repliées, les clients invités à rentrer chez eux. Les responsables de bars appliquent la nouvelle mesure, mais sans gaieté de cœur. "Aujourd’hui, on n’a pas eu grand monde parce qu’en général, ils arrivent à 22h, explique Iseult Geinoz, gérante de l’Alambic Café. Même déjà à la fermeture à 1h, c’était plus vers la fin de la soirée parce que les gens ont leur travail et ne savent pas venir en après-midi."

Pour les fêtards aussi la mesure est difficile à avaler. "Je comprends, dit une jeune fille. Mais je pense que les barmans ne veulent pas prendre cette fermeture." "C’est triste que ce soit les grands perdants," interrompt un autre. "Je ne suis pas d’accord, intervient une autre. A partir du moment où on peut prendre le bus à plusieurs, on peut aller au Standard à plusieurs, dès le moment où on veut donner des règles, il faut les prendre justement."

Plus d'after

Incohérent pour certains, carrément inutile pour d’autres. "Franchement, je trouve que c’est n’importe quoi, tempête un autre jeune homme. Ça change rien qu’ils ferment à 23h ou à 1h. Les gens vont quand même sortir. Je trouve que c’est n’importe quoi." "Les mesures sont respectés dans les cafés, mais en after clairement pas, argumente quelqu’un d’autre. Là, on réduit l’heure, on met plus d’after donc encore moins de mesures."

La police est bien consciente du problème. Les contrôles sont donc renforcés partout dans le pays et les agents misent aussi beaucoup sur la prévention. "Très clairement, on s’attend à ce qu’il y ait des fêtes ailleurs, explique le commissaire Jean-Michel Paquay. Maintenant, on voudrait expliquer aussi que le cluster des contaminations pour le moment est principalement ciblé sur la tranche d’âge des 18-25 ans et donc on invite les jeunes à faire attention. Pour le moment, visiblement, c’est chez eux que le virus se propage le plus vite."

Hier soir, tout s’est fini dans le calme à Liège et le Carré s’est endormi beaucoup plus tôt qu’à son habitude.

 




 

Vos commentaires