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Incompréhension pour le personnel du 112: les services de secours de Libramont d'Ampsin annoncent leur fermeture

Incompréhension pour le personnel du 112: les services de secours de Libramont d'Ampsin annoncent leur fermeture
 
 

Le 112 n'est pas rentable dans certaines régions. C'est le cas des services de secours à Libramont et à Ampsin. La Croix Rouge annonce la fermeture de ces deux postes médicaux d'ici la fin de l'année.

C'est l’incompréhension et l’inquiétude pour le personnel du 112, qui a manifesté devant les bureaux de la Croix Rouge de Belgique. Le conseil d’administration prévoit un vaste plan de réduction des coûts.

"On aimerait bien rencontrer le comité d'administration pour qu'ils nous expliquent les tenants et les aboutissants du futur de tous les services de la Croix Rouge", déclare Bruno Buyoya, délégué Setca au service "ambulances". "Si on ampute aujourd'hui sur le 112, ça sera quoi demain?"

Première décision : deux centres fermeront le 31 décembre prochain, à Libramont et Ampsin, dans la province de Liège. Impossible de faire autrement selon la direction.

"C'est tout simplement car il y a un sous financement des autorités publiques de ces transports 112. On travaille complètement en déficit. On ne couvre même pas les coûts directs de ces départs 112", explique Nancy Ferroni, la porte-parole de la Croix Rouge de Belgique.

Depuis ce matin, le centre de Libramont est en grève symbolique. Roland est secouriste ambulancier depuis 2001. "A partir du moment où on parle du rentable et de non rentable, ça veut dire qu'on se plaint que la population ne tombe pas suffisamment malade ou n'a pas suffisamment d'accidents", estime-t-il.

La fin du centre a été annoncée hier aux 8 membres du personnel et à la vingtaine de volontaires.

"Pour nous, c'est un choc car on ne s'y attendait pas du tout. On a investi ici dans les bâtiments. On a reçu des nouveaux uniformes", indique Christine, référent transport 112 à Libramont.

1000 missions par an. Un déficit de 250.000 euros. Voici les chiffres qui justifient cette fermeture. Romain prévient déjà des conséquences d’une telle décision.

"Nous avons par exemple un cas, la semaine dernière. Une personne en bas de la rue a fait un arrêt cardiaque et l'ambulance était sur place en moins de deux minutes. Pour la même situation le 1er janvier, la personne devra peut-être attendre 20 minutes avant d'avoir l'ambulance", souligne-t-il.

D’autres centres en Wallonie pourraient fermer faute de financement suffisant de la santé publique.


 

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