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Olne et Trooz retrouvent le gaz grâce à une citerne de GNL: "On va pouvoir prendre un bain"

 
 

De nombreux foyers sont encore privés de gaz 3 mois après les inondations. À l'approche de l'hiver, à peu près 6000 ménages n'ont toujours pas de chauffage. Ce matin, une citerne de gaz naturel liquéfié a été mise en service à Olne, où 235 foyers retrouveront le gaz dès demain.

Implantées en amont du réseau, cette station a été raccordée sur le circuit en attendant le rétablissement des canalisations. "Nos canalisations sont accrochées à 3 ponts sur la Vesdre qui ont été endommagés. Il n’était donc pas possible de réalimenter classiquement notre réseau de gaz par la vallée", explique Gil Simon, le directeur général du gestionnaire de distribution de gaz Resa.

Une seule citerne contient la consommation annuelle de 12 ménages

Voilà pourquoi cette station mobile a été installée. "Une famille typique consomme 2000 mètres cubes de gaz naturel par an. Si on transforme ça en équivalent gaz naturel liquéfié, ce n’est que 3 mètres cubes", détaille Leentje Vanhamme, la directrice commerciale de Fluxys, qui gère l’infrastructure de transport de gaz. Et donc, une seule citerne contient l’équivalent de la consommation annuelle de 12 ménages, ou de la consommation mensuelle de 144 ménages. De quoi tenir jusqu’au 15 novembre, lorsque le gaz devrait être totalement rétabli.

Attention à la sécurité

Dans la vallée d’Olne et de Trooz, les compteurs de gaz seront réactivés à condition d’effectuer des vérifications de sécurité comme le contrôle d’étanchéité. "Il pourrait y avoir un compteur qui n’est pas fermé et donc le gaz, quand on le remet sur le réseau, à un moment-donné se répartit dans la maison et s’il y a une taque qui est ouverte il y a vraiment un risque. Donc il faut absolument qu’on aille fermer, sceller, pour pouvoir remettre du gaz sur les conduites", prévient Nicky Pirard, ingénieur chez Resa.

Soulagement des sinistrés

Yasmine, une de ces riveraines sinistrées, est soulagée. Fini de cuisiner avec du matériel de camping ou de se chauffer avec des radiateurs électriques ou du bois. Ce système était "suffisant pour les pièces à vivre mais pas pour la salle de bain par exemple. Donc on a adapté avec des petits chauffages d’appoint pour avoir suffisamment de chaleur". Dès demain, elle pourra éteindre le chauffe-eau électrique de sa salle de bain. "On va récupérer de l’eau. On va pouvoir prendre un bain. Parce qu’on est limités fatalement en eau chaude sur la journée. Donc c’est principalement pour les douches, la vaisselle et le nettoyage. Et ça suffit amplement vu que nous sommes deux dans la maison", se réjouit-elle.


 




 

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