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Mikaela et Dimitri dépités depuis l'application du Covid Safe Ticket dans leur restaurant de Linkebeek

Mikaela et Dimitri dépités depuis l'application du Covid Safe Ticket dans leur restaurant de Linkebeek
 
 

Depuis le 1er novembre, Mikaela et Dimitri, les gérants du restaurant grec "Au Cœur Bleu" à Linkebeek, vivent des semaines compliquées. 

L'application étendue du Covid Safe Ticket (CST) sur tout le territoire belge a selon eux fait baisser fortement la fréquentation dans leur établissement.

Ce pass sanitaire, à télécharger via l'application Covid Safe, atteste pour rappel d'une vaccination complète (depuis au moins deux semaines), d'un test PCR négatif de moins de 48 heures ou d'un test antigénique négatif réalisé dans les dernières 24 heures, ou d'un rétablissement du Covid-19 depuis 180 jours maximum. Sans ce code QR, il n'est plus possible de fréquenter les établissements horeca. 

Ce "sésame" à dégainer pour notamment manger au restaurant a donc eu impact "totalement inattendu" pour Mikaela et Dimitri.

 L’effet a été immédiat

Le couple a vécu un ascenseur émotionnel. "On a observé une augmentation de la fréquentation dans notre établissement quand le pass sanitaire était en vigueur à Bruxelles (depuis le 15 octobre) et pas en Flandre. Maintenant il en faut un partout. C’est la catastrophe", confie Mikaela.

En l'espace de trois semaines, le constat pour eux est brutal. "Depuis qu’il y a le pass sanitaire, ce n’est pas full dans le quartier. On a vu directement une diminution du nombre de clients avec l’instauration de ce Covid Safe Ticket. L’effet a été immédiat. On refuse des gens, des clients qu’on connaît. On ne peut pas les accepter de peur d’avoir une amende."

Pour rappel, une amende de 50 à 2.500 € est prévue pour les organisateurs qui ne contrôlent pas. Pour les visiteurs, la sanction est comprise entre 50 à 500€. 


 
 

Pratiquement pas d'appels, un vendredi

"Les autres restaurants du quartier vivent la même situation. Nous ne sommes pas les seuls à avoir une diminution aussi importante de la clientèle", poursuit la gérante. "Aujourd’hui, ce vendredi 19 novembre, on n’a pratiquement pas d’appels. Cela fait 3 semaines que ça dure. On a un restaurant avec 50 places. On a 25 personnes le vendredi, 25 le samedi et quelques fois le même nombre le dimanche. En semaine, à peine 2-3 tables."

Usée par une crise sanitaire qui dure ainsi que par les différentes mesures à respecter, Mikaela partage ses inquiétudes quant à l'avenir de son restaurant qui existe depuis 2013.

"Depuis le début de la pandémie, on est passé par les plats à emporter. Cela s’est bien passé grâce au soutien énorme de notre clientèle. Puis la réouverture un peu difficile avec les plexiglas, ce n’était pas comique, mais on s’est adaptés", raconte-t-elle. "On les a ensuite retirés avec la distanciation sociale. Cela allait encore mais ce n’était le monde qu’on avait connu avant. Nous n’étions pas plein mais nos clients étaient et se sentaient en sécurité."

"Et maintenant c’est la catastrophe. J’aurais préféré qu'on garde la distanciation sociale et les plexiglas dans lesquels on a investi. Je ne comprends pas la logique des différentes mesures."

Par rapport au mois d’octobre, Mikaela estime déjà une perte de plus de 50% de son chiffre d'affaires pour le mois de novembre. 

Nous vivons des moments instables
L'habitante de Linkebeek se demande combien de temps elle pourra également donner du travail à ses étudiants . "En octobre, nous les avons réintroduits dans notre équipe, mais si cela continue nous devrons nous en séparer, nous vivons des moments instables."
"Notre restaurant est notre source de revenus mais aussi une source de bonheur. Notre plus grand plaisir a toujours été le sourire et la satisfaction de notre clientèle. Cela fait des mois que nous vivons dans la frustration à cause des événements",  conclut-elle.

LES DERNIÈRES MESURES

1. DISTANCE DE SÉCURITÉ ET LIMITATION DES CONTACTS SOCIAUX

Les autorités ne vont pas instaurer à nouveau le principe de la bulle sociale mais recommandent vivement à chacun de limiter les contacts sociaux.

2PORT DU MASQUE ÉTENDU

Le comité de concertation a décidé de généraliser le port du masque (dans les espaces fermés, dans les établissements et lieux horeca, dans le cadre d’événements, tant en intérieur qu’en extérieur et quelle que soit l’ampleur de l’événement, dans les magasins et centres commerciaux, dans les espaces accessibles au public des entreprises, des administrations publiques, dans les lieux de culte, etc) 

Le port du masque est désormais obligatoire à partir de 10 ans et non 12. En Wallonie et à Bruxelles, le port du masque ne sera pas imposé pour les élèves du primaire.

Le masque peut uniquement être retiré de manière occasionnelle pour manger et boire assis, et lorsque le port du masque est impossible en raison de la nature de l’activité, comme lors d’activités sportives.

3. COVID SAFE TICKET

Le Comité de concertation a décidé que dans les endroits ou lors d’événements où le Covid Safe Ticket était applicable, le port du masque était également obligatoire. Le Covid Safe Ticket et le port du masque sont donc requis. (dans les établissements horeca, lors des événements où la présence de 50 personnes en intérieur est constatée et dès 100 personnes en extérieur, dans les salles de théâtre, de concert, etc.)

Les discothèques et les dancings qui ne veulent pas imposer le port du masque, sont obligés de demander à leurs clients de présenter le Covid Safe Ticket et d’effectuer un autotest sur place. Donc Covid Safe Ticket + autotest.

4. TÉLÉTRAVAIL OBLIGATOIRE

Le télétravail sera imposé quatre jours par semaine jusqu’au 12 décembre, ensuite on passera à trois jours obligatoire par semaine.

5. VACCINATION

"La vaccination des 5-11 ans doit être lancée dès que possible", indique le Comité de concertation. Par ailleurs, toutes les personnes intégralement vaccinées auront bientôt la possibilité de recevoir une dose complémentaire de rappel.

6. VENTILATION

Afin de surveiller correctement la qualité de l'air dans les écoles et les entreprises, le Comité de concertation demande aux ministres régionaux de l’Enseignement et du Travail de veiller à ce que des compteurs de CO2 soient installés rapidement et de manière générale dans tous les locaux des écoles et des entreprises où se rassemblent un grand nombre de personnes.

Les mesures entreront en vigueur le 20 novembre 2021 et seront applicables jusqu'au 28 janvier 2022. Le Comité de concertation se réunira début janvier pour évaluer les mesures. 


 




 

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