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Tirage C1: Real, Bayern, City... Le PSG retient son souffle

Tirage C1: Real, Bayern, City... Le PSG retient son souffle
Des joueurs du PSG lors du match contre le FC Lorient, à Lorient le 6 novembre 2022JEAN-FRANCOIS MONIER
 
 

Sans le statut de tête de série, le PSG craint le pire lundi (12h00) lors du tirage au sort des huitièmes de finale de la Ligue des champions, qui peut lui réserver des retrouvailles avec le Real Madrid, ou un choc face au Bayern Munich.

Au siège suisse de l'UEFA, à Nyon, la cérémonie promet quelques sueurs froides aux dirigeants du dernier club français en lice. Pour la deuxième année consécutive, le PSG aborde ce tirage dans le chapeau N.2, après avoir terminé deuxième de groupe dans un scénario assez dingue, dépassé par les Lisboètes de Benfica au nombre de buts inscrits à l'extérieur. Le 7e critère de départage prévu par le règlement de la C1.

Résultat, les joueurs de Christophe Galtier devront probablement affronter en février prochain un cador européen.

Au jeu des probabilités, c'est le Bayern Munich que les Parisiens ont le plus de (mal)chances de tirer, puisque le club bavarois ne peut pas affronter à ce stade de la compétition l'un des trois autres clubs allemands - Dortmund, Leipzig et Francfort -, ni l'Inter Milan déjà croisé en poule, tous dans le deuxième chapeau.

Mais il est encore plus probable - plus d'une chance sur trois - que ce soit Liverpool qui hérite de Munich. Les Reds, autres épouvantails du chapeau N.2, ne peuvent en effet jouer ni contre Manchester City, Chelsea ou Tottenham, les autres clubs anglais, ni contre Naples, qu'ils ont rencontré lors de la phase de groupes.

Finalistes malheureux en mai dernier, les hommes de Jürgen Klopp ont de quoi retenir leur souffle avec plus d'une chance sur deux d'hériter des Bavarois ou du Real Madrid, leurs bourreaux de l'édition 2021-2022.

Pour Paris, éviter le Bayern est loin d'assurer un huitième tranquille: Kylian Mbappé et les siens pourraient se mesurer au Manchester City de Pep Guardiola et Erling Haaland, au Chelsea de Thiago Silva ou même au Real Madrid de Karim Benzema.

- Porto, plus abordable -

"De toute façon, si on veut aller loin, il faudra battre de grandes équipes", a nuancé Galtier après la victoire à Turin, affirmant attendre "sereinement" le tirage au sort des huitièmes de finale.

"Les autres équipes aussi vont se dire qu'il va falloir jouer Paris", a aussi relevé le capitaine du club, Marquinhos.

Il n'empêche, l'optique de rencontrer un grand club très tôt ravive le souvenir pénible de l'élimination face au Real la saison passée à ce stade de la compétition. Après la victoire du match aller au Parc des Princes (1-0), Paris, alors entraîné par Mauricio Pochettino, avait sombré en quelques minutes lors de la rencontre retour, pliant devant un chef-d'œuvre de Benzema (3-1).

A l'époque, Paris avait déjà terminé deuxième de son groupe, derrière Manchester City...

Cette saison, l'objectif du club et de ses propriétaires qataris demeure le même : remporter la plus prestigieuse compétition européenne, si bien qu'une sortie dès le début de la phase finale serait un nouvel échec de taille, et pousserait peut-être Mbappé à vouloir partir pour de bon, un an après sa prolongation.

Trop friable défensivement, trop dépendant des prouesses de son trio Messi-Neymar-Mbappé en attaque, Paris est-il prêt pour une joute en deux manches contre un grand d'Europe ?

Pour se donner la possibilité de monter en puissance dans le tableau final, le PSG ne refuserait sans doute pas un duel contre Porto, équipe la plus abordable du chapeau N.1, voire contre Tottenham.

Rarement présent à ce stade ces dernières années, Naples peut aussi faire un peu moins peur... Mais le club italien est en tête de la Serie A sans avoir perdu un match et n'a craqué qu'une fois cette saison, à Liverpool.


 

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