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La famille du sport automobile rend un dernier hommage à Anthoine Hubert

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Réunis par la même passion et la même peine: la famille du sport automobile s'est rassemblée mardi à Chartres autour des proches d'Anthoine Hubert lors des obsèques du pilote de Formule 2 français, mort des suites d'un accident en course.

"C'est dur de se dire que notre passion a pu nous séparer." Par ces mots, l'un de ses amis a résumé le sentiment animant les plusieurs centaines de personnes - proches, visages célèbres et anonymes - qui assistaient à la cérémonie, longue de plus de trois heures, en la cathédrale Notre-Dame et à ses alentours, sur écran géant.

Tour à tour, le père du pilote, François, l'ancien pilote de Formule 1 Alain Prost, son ami Amaury, sa petite-amie Julie et son sponsor de toujours Olivier Lamirault ont pris la parole pour dresser le portrait du jeune homme de 22 ans qu'ils appellent "mon grand", "Tonio", "mon Nini" ou encore "mon gamin".

"Anthoine, ton sourire, ton énergie positive, c'est l'image que nous avons tous de toi", s'est remémoré Prost au nom de Renault Sport Racing, dont Hubert faisait partie, au sein de la filière de jeunes pilotes.

Le quadruple champion du monde de F1 a salué "la bienveillance, la curiosité, l'intelligence, le professionnalisme et la gentillesse" d'un jeune homme que "la quête de perfection et le discernement auraient propulsé vers un avenir radieux".

"Tu as souvent été sous-estimé", a poursuivi Olivier Lamirault. "Mais cette année (avec deux victoires en F2 à Monaco et en France, ndlr), tu étais en train de leur montrer à tous qui tu étais réellement: un véritable +racer+".

Un pilote au potentiel pour rejoindre un jour en F1 le Monégasque Charles Leclerc et les Français Pierre Gasly et Esteban Ocon, ses amis et concurrents depuis leurs débuts en karting.

- Salve d'applaudissements -

Tous trois étaient d'ailleurs venus lui rendre hommage aux côtés de Jean Todt, le président de la Fédération internationale de l'automobile (FIA), du trio de dirigeants de la F1, Chase Carey, Sean Bratches et Ross Brawn, de Jean Alesi et de son fils Giuliano, de Mick Schumacher, ou encore des patrons d'écuries Mattia Binotto (Ferrari), Cyril Abiteboul (Renault) et Fred Vasseur (Alfa Romeo Racing).

Son ami Amaury s'est lui souvenu de la "détermination" et de la "rage de vaincre" d'Hubert, jusque quand il s'agissait de voir qui pouvait manger le plus de nems, avant de demander pour "Tonio" une longue salve d'applaudissements.

"Si tu savais comme je déteste ce sport, cette passion qui nous a réunis mais t'a ôté la vie. J'en avais oublié la dangerosité, je crois", a confié sa petite-amie Julie devant un portrait en noir et blanc du jeune homme brandissant fièrement un drapeau français.

Ses compagnons pilotes ont ensuite déposé au pied de l'autel les casques sous lesquels Anthoine Hubert a couru tout au long de sa jeune carrière et dont les couleurs sont le meilleur moyen de reconnaître l'homme au volant de la voiture.

Le Français a trouvé la mort dans un accident intervenu au deuxième tour de la course de F2 de Spa-Francorchamps, en Belgique, le 31 août.

Un second pilote, l'Américain Juan Manuel Correa, a été blessé dans ce crash. Opéré de fractures aux jambes et d'une blessure moins grave à la colonne vertébrale, le jeune homme de 20 ans souffre d'une "insuffisance respiratoire aigüe" et se trouve "dans un état critique mais stable", a fait savoir sa famille samedi.

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