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Dopage: produits interdits saisis chez les cyclistes de Quick Step en Belgique

La justice belge a saisi des produits dopants interdits lors de perquisitions jeudi chez une dizaine de coureurs et soigneurs de l\'équipe cycliste Quick Step, a-t-on appris auprès du parquet de Courtrai (nord-ouest).

\"Selon les premières indications, des produits interdits ont été saisis\", a déclaré à l\'AFP le porte-parole du parquet, Tom Janssen.

\"Une quarantaine de policiers fédéraux ont participé à ces perquisitions, qui se sont déroulées en Flandre (nord) et en Wallonie (sud)\", a-t-il ajouté.

Le parquet donnera plus de détails lors d\'une conférence de presse prévue à Courtrai à 11H15 (09H15 GMT), a-t-il précisé.

Selon M. Janssen, l\'enquête a démarré en septembre 2006 suite à des \"dénonciations du sénateur Jean-Marie Dedecker\".

A l\'époque, le sénateur, par ailleurs ancien entraîneur de l\'équipe de Belgique de judo, avait déclaré, sans citer de noms, que \"trois coureurs belges importants avaient suivi des cures de dopage en Italie en février dernier pour un montant de 24.000 euros\".

Le leader de Quick Step, l\'ancien champion du monde belge Tom Boonen, s\'était estimé \"diffamé\" par ces insinuations et avait décidé de porter plainte.

Patrick Lefevere, le manager de l\'équipe, a dit jeudi ne pas être au courant de ces perquisitions. \"Je suis en route pour Paris. Je ne sais rien de cette affaire. Je ne peux pas dire grand chose\", a déclaré M. Lefevere, cité par l\'agence Belga.

Wilfried Peeters, le directeur sportif de Quick Step, a lui aussi expliqué avoir entendu la nouvelle à la radio. \"Je pense que l\'on peut être tranquille sur l\'issue de cette affaire. C\'est sans doute la conséquence de ce qui a été écrit dans un journal\", a-t-il déclaré à l\'agence de presse belge.

En janvier, Patrick Lefevere, qui est également le patron du groupement des équipes ProTour, s\'était défendu avec vigueur des accusations de dopage portées contre lui par le journal Het Laatste Nieuws et il avait annoncé qu\'il portait plainte en évoquant des \"préjudices irréparables\".

Le quotidien populaire flamand, plus gros tirage de la presse belge, avait à l\'époque publié une série de reportages accusant le manager belge de pratiques de dopage au sein de Quick Step, notamment à l\'EPO ou la cocaïne, en se basant sur une série de témoignages anonymes et sur celui de Luc Cappelle, un ancien coureur des années 1970.

Patrick Lefevere avait estimé lors d\'une conférence de presse que le témoignage de Luc Capelle avait été téléguidé par le sénateur Dedecker, avec lequel il est depuis longtemps en opposition.

Homme politique flamand haut en couleurs, Jean-Marie Dedecker est un ancien membre du parti libéral VLD du Premier ministre Guy Verhofstadt. Il se présente lors des législatives belges de dimanche sous la bannière de son propre parti, la \"Lijst Dedecker\", qui s\'inspire de la ligne populiste du néerlandais Pim Fortuyn.

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