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Les hausses des prix de l’énergie se répercutent sur de nombreux produits de consommation. Dans les rayons des supermarchés, les clients ont pris l’habitude de voir les prix augmenter. Cette tendance peut-elle s’inverser ?
Dans les rayons d’un supermarché, les prix retiennent toute l’attention des consommateurs. Ils sont comparés, commentés et, le plus souvent, perçus comme étant en hausse.
Interrogés sur cette tendance, des consommateurs répondent : « Ça a augmenté, c’est vrai… Tout a augmenté », témoigne un client. Une autre acheteuse partage ce constat : « J’ai plutôt l’impression que les prix augmentent. Ça augmente, c’est sûr ! ». Pour certains, cette hausse s’explique par le contexte actuel. « Avec tout ce qui se passe, je crois que c’est normal », estime un consommateur.
Pourtant, un autre client semble penser le contraire : « De temps en temps, on voit effectivement qu’il y a des prix qui diminuent. Surtout sur tout ce qui est de saison. Lorsque la saison est correcte, ça diminue ».
Les prix peuvent-ils vraiment baisser ?
Alors, les prix peuvent-ils diminuer dans les rayons, en dehors des promotions ? Certaines enseignes l’affirment. Depuis 2026, certaines hausses ont été compensées par des baisses. Au total, sur l’ensemble des produits du magasin, les prix seraient restés stables. Plusieurs paramètres influencent l’évolution des prix, explique Damien Bytebier, porte-parole de Carrefour : « Ce sont des facteurs externes, par exemple l’énergie, le climat, les canicules. Et donc, c’est possible que certains produits connaissent une inflation. Et puis, le jour où ces produits connaissent une déflation, alors on réadapte nos prix en fonction aussi des variations du prix du marché. Les prix ne sont jamais figés ».
21 % des produits ont baissé en un an
Dans les faits, certains produits ont bien diminué en un an. Dans les grandes surfaces, 39 % des produits sont restés stables. 40 % ont augmenté. Et 21 % ont baissé. En moyenne, ces produits coûtaient 6,4 % moins cher.
Pour Pierre-Alexandre Billet, spécialiste de la grande distribution, la concurrence joue un rôle important : « Vu l’énorme concurrence aujourd’hui en Belgique, les supermarchés se font quelque part la guerre. Et ça fait baisser les prix, ce qui est tout à l’avantage du consommateur, en tout cas aujourd’hui à court terme ».
En un an, plusieurs produits ont ainsi vu leur prix diminuer. Les bananes ont baissé de 7 %. Les ketchups de 20 %. Les mozzarellas de 10 %. Les spaghettis de 4 %. Et les huiles de friture de 15 %.
Une répercussion pas toujours automatique
Parfois, une diminution du coût de l’énergie est directement répercutée sur les prix. Mais ce n’est pas toujours le cas. « Comme ils ont supporté une hausse de coût pendant un certain temps, ils ne vont pas être d’accord de répercuter la diminution l’année d’après. Donc c’est une négociation qui n’est pas simple », explique Ingrid Poncin, professeure de marketing à l’UCLouvain FUCaM Mons.
Sur l’année écoulée, l’inflation alimentaire n’a atteint que 0,6 %, un record à la baisse. Mais ce chiffre devrait malheureusement repartir à la hausse l’année prochaine.























