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En rayon, l’offre en eaux en bouteille est vaste et les prix varient fortement d’une marque à l’autre. Emballage, composition ou marketing : plusieurs facteurs expliquent ces écarts, parfois du simple au double.
En magasin, les rayons sont souvent bien fournis. La gamme est large et pour faire son choix, chacun a son critère. « C’est le coût », explique un jeune homme. « Je trouve qu’en fonction du prix et aussi je regarde si l’eau est bonne », complète un autre jeune homme interrogé. « Le prix, malheureusement, on ne peut pas y faire grand-chose, donc on s’adapte », estime un autre client.
La différence est parfois nette entre plusieurs exemples observés : 0,27 euro par litre pour l’eau la meilleur marché, contre des prix qui peuvent grimper jusqu’à 0,50 euro de plus pour la plus onéreuse.
L’emballage, principal poste de coût selon les industriels
Le coût le plus important selon cet industriel, c’est l’emballage, et le plus cher est de produire des formats différents.
« On change régulièrement la ligne pour produire des emballages différents. Regardez, même en plastique, on a 33 centilitres, 75 centilitres, un litre, un litre et demi. Donc il y a beaucoup de types de formats. Ça veut dire aussi que par rapport à un acteur qui propose beaucoup moins de types d’emballages, ça va déjà coûter plus cher », détaille Mathieu van Overstraeten, porte-parole de Spa Monopole.
Une distinction est aussi importante : l’eau minérale est généralement plus chère que l’eau de source. La raison ? Elle est plus stable, sa composition doit rester constante.
« Ça veut dire que pour garantir la qualité de cette eau, on va mettre en place toute une série de mesures de protection assez sévères autour de la zone de captage pour garantir justement qu’il y ait le moins de contaminants possibles. Et dans ce cas-là, ça a forcément un prix, ça demande des investissements », précise Mathieu van Overstraeten.
Ces autres facteurs qui pèsent sur le prix
Chaque marque met en avant les spécificités de son eau. Mais le produit le plus cher est-il forcément de meilleure qualité ? Pas selon la Fédération de l’industrie des eaux.
« Ça a peu d’impact sur le prix en tant que tel. Ce n’est pas la qualité qui compte », affirme Philip Buisseret, secrétaire général de la Fédération de l’industrie des eaux et des boissons rafraîchissantes.
Au contraire des frais de transport, d’énergie ou de main-d’œuvre, sans oublier le marketing, qui impacte fortement le prix. « Par exemple, les marques de distributeur font très peu de promotions marketing et donc leur coût peut effectivement être plus bas qu’une marque existante qui doit faire de la promotion pour se faire connaître », explique Philip Buisseret.
Toutes les marques sont en revanche soumises aux mêmes taxes, entre 25 et 30 % sur le prix d’une bouteille. Ce qui explique pourquoi de nombreux Belges vont se fournir à l’étranger.



















