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C’est l’un des rayons les plus fournis des supermarchés. Eau plate, pétillante, de source ou minérale, en petites ou grandes bouteilles : face à l’étendue de l’offre, chacun a ses critères pour faire son choix. « Le goût », répond simplement un client. « En fonction du prix, et je regarde si l’eau est bonne », explique un autre au micro de notre journaliste Corentin Simon.
Et justement, côté prix, les différences peuvent être importantes. Parmi six bouteilles comparées, la moins chère coûte 27 centimes le litre. Pour la plus onéreuse, il faut débourser jusqu’à 50 centimes supplémentaires par litre. Mais qu’est-ce qui justifie un tel écart ?
L’emballage, l’un des principaux coûts
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas nécessairement l’eau elle-même qui pèse le plus lourd dans le prix final. Pour les producteurs, l’emballage représente une part importante des coûts. Et multiplier les formats complique encore la production.
« On change régulièrement la ligne pour produire des emballages différents. Regardez, même en plastique, on a 33 centilitres, 50 centilitres, 75 centilitres, 1 litre, 1 litre et demi. Donc il y a beaucoup de types de formats », explique Mathieu Van Overstraeten, porte-parole de Spa Monopole.
Cette diversité a forcément un coût. « Par rapport à un acteur qui propose beaucoup moins de types d’emballages, cela va déjà coûter plus cher », poursuit-il.
Eau de source ou eau minérale : une différence qui compte
Le type d’eau peut également faire varier la facture. L’eau minérale est généralement plus chère que l’eau de source. Sa composition doit notamment rester stable, ce qui impose davantage de contraintes autour des zones de captage. « Pour garantir la qualité de cette eau, on va mettre en place toute une série de mesures de protection assez sévères autour de la zone de captage pour garantir qu’il y ait le moins de contaminants possible », détaille Mathieu Van Overstraeten. « Cela a forcément un prix, cela demande des investissements. »
Pour autant, une bouteille plus chère contient-elle nécessairement une eau de meilleure qualité ? La réponse est non, selon la Fédération de l’industrie des eaux et boissons (FIEB). « Cela a peu d’impact sur le prix en tant que tel. Ce n’est pas la qualité qui compte », assure son secrétaire général, Philip Buisseret.
Le marketing peut aussi faire grimper la facture
D’autres éléments entrent en revanche directement dans le calcul : le transport, l’énergie ou encore la main-d’œuvre. À cela s’ajoute un poste qui peut fortement différencier les marques : le marketing. « Les marques de distributeurs font très peu de promotion, de marketing. Et donc leur coût peut être effectivement plus bas qu’une marque existante qui doit faire de la promotion pour se faire connaître », explique Philip Buisseret.
Enfin, toutes les marques sont soumises aux mêmes taxes. Selon les informations recueillies dans le sujet, celles-ci représenteraient entre 25 et 30 % du prix d’une bouteille. Un poids qui contribue aussi à expliquer pourquoi certains Belges choisissent d’acheter leur eau à l’étranger.



















