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Les tensions internationales autour du détroit d’Ormuz pourraient avoir des conséquences très concrètes jusque dans nos assiettes. Hausse du coût de l’énergie, transports plus chers, matières premières sous pression : l’industrie alimentaire belge voit ses coûts augmenter et commence à s’adapter. Certains fabricants, comme Nestlé, envisagent de modifier la recette de certains produits, voire d’en supprimer.
Pour les entreprises alimentaires, l’équation devient de plus en plus compliquée. L’énergie coûte davantage, tout comme le transport et certaines matières premières. Une augmentation des coûts qui ne se répercute pas nécessairement immédiatement dans les rayons des supermarchés.
Des prix encore sous-estimés
« Aujourd’hui, il est possible qu’on ne voie pas encore les prix plus élevés dans les supermarchés parce que les entreprises alimentaires, pour l’instant, prennent sur leurs marges, parce que la grande distribution refuse de changer les contrats », explique Aurélie Gerth, porte-parole de la Fédération de l’industrie alimentaire belge.
Conséquence, selon elle : les prix actuellement affichés ne reflètent pas nécessairement les coûts réellement supportés par les producteurs. « Le consommateur a toujours des prix trop bas qui ne représentent pas forcément la réalité », poursuit-elle.
Des recettes modifiées et des produits supprimés
Face à cette pression, les industriels cherchent d’autres solutions. Nestlé annonce ainsi des adaptations qui pourraient aller jusqu’à la modification de certaines recettes ou à la suppression de certains produits.
Mais pour le secteur, ces ajustements ne permettront pas d’éviter indéfiniment une répercussion sur le consommateur. Aurélie Gerth s’attend à des augmentations de prix, qui pourraient devenir visibles dans les supermarchés dès l’année prochaine.
Des conséquences également sur l’emploi
La hausse des coûts ne menace pas seulement le portefeuille des consommateurs. Elle fragilise aussi les entreprises et, par conséquent, l’emploi dans le secteur.
« Elles ont de moins en moins de marges, de moins en moins de réserves et cela donne lieu à de plus en plus de faillites », avertit Aurélie Gerth.
Le secteur alimentaire est déjà celui qui enregistre le plus de faillites en Belgique. Si les tensions sur les coûts se prolongent, les entreprises préviennent donc que les conséquences pourraient dépasser largement la seule hausse du ticket de caisse.



















