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Ces dernières semaines, les prix des carburants n’ont cessé de fluctuer. En cause : les tensions liées à la guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz, un axe stratégique pour l’approvisionnement mondial.
Face à cette hausse, les comportements évoluent. Interrogés via les réseaux sociaux de RTL info, vous êtes une majorité à avoir modifié vos habitudes : sur un peu plus de 1.300 sondés, vous êtes 65 % des répondants (891 personnes) déclarent utiliser moins leur voiture. À l’inverse, 35 % (485 votes) affirment que ces augmentations n’ont aucun impact sur leurs déplacements.
Sur le plan politique, le ministre-président wallon Adrien Dolimont a récemment déclaré sur bel RTL que la Wallonie ne dispose « ni des moyens ni des leviers » pour agir directement sur les prix. Selon lui, une intervention doit venir du niveau fédéral.
Mais cette position ne fait pas l’unanimité. Certains estiment qu’il faut avant tout agir au niveau fédéral, comme Akram qui considère qu’il faut « plaider au fédéral pour faire baisser les accises ». D’autres jugent qu’une inaction n’est pas acceptable. « Oui, évidemment, c’est n’importe quoi de ne rien faire. Des gens ne savent plus aller travailler tellement c’est cher », déplore Valentin.
Plusieurs propositions reviennent régulièrement dans les témoignages reçus. Maud évoque la nécessité de « diminuer les taxes de 50 % et faire comme en Espagne ». Anaïs insiste sur le pouvoir d’achat, estimant qu’» il faut baisser les taxes au fédéral ». Romain abonde dans le même sens en affirmant que « diminuer les taxes sur le carburant, ça serait déjà pas mal ». Enfin, Siana propose une mesure temporaire plus radicale : « Il faut retirer la TVA le temps que ça diminue ».
Une aide fédérale… mais différée
Du côté fédéral, un soutien a bien été annoncé pour les ménages vulnérables et les travailleurs affectés par la hausse des coûts énergétiques. Toutefois, cette aide ne sera pas immédiate.
Le gouvernement a décidé d’utiliser les recettes fiscales supplémentaires générées par l’augmentation des prix de l’énergie pour financer ces mesures. Deux publics sont ciblés : les ménages se chauffant au gaz ou au mazout, ainsi que les travailleurs confrontés à une hausse des frais de déplacement entre leur domicile et leur lieu de travail.
Mais concrètement, ce soutien passera par la déclaration fiscale. Cela signifie que les bénéficiaires pourraient devoir attendre plus d’un an avant de percevoir cette aide.























