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« Je ne sais pas où on va finir, peut-être à la rue ou à pied » : votre plein coûte plus cher ce mardi… et ça va encore augmenter mercredi

Par Valentine Guerrier
Ajoutez-nous à vos favoris Google Si vous passez à la pompe ce mardi matin, attention les yeux : le prix du diesel est au plus haut. Un montant record au-delà des 2,3 euros le litre. Mais ce sont tous les carburants qui grimpent. Des hausses successives qui ont des conséquences sur la fréquentation des stations-service. Cathline Delvaux était en direct de la pompe ce mardi matin, où c’est la stupéfaction chez les automobilistes. La hausse devrait se poursuivre ce mercredi, selon Belga.

Le diesel n’a jamais coûté aussi cher : le prix à la pompe atteint les 2,33 euros le litre maximum ce mardi. Soit une hausse de 17 centimes par rapport à lundi. La plupart des automobilistes étaient au courant, alertés lundi. Mais ce matin, pas le choix pour certains, passage obligatoire à la pompe. Un passage un peu plus difficile que les jours précédents. Une situation également difficile pour les stations-service, qui constatent une baisse des fréquentations.

Mais ça ne s’arrête pas là. Selon Belga, l’essence et le diesel seront encore légèrement plus chers mercredi. C’est ce qui ressort des nouveaux calculs des prix maximums réalisés par le SPF Économie. Il s’agit toutefois cette fois d’une très faible hausse.

En tout cas ce mardi, un plein de 50 litres coûte 115 euros, soit 8 euros de plus que lundi. Puis le prix maximum du diesel (B7) augmentera de 0,2 centime d’euro pour atteindre 2,335 euros par litre mercredi.

Dans une station-service d’Evere, Cathline Delvaux constate que le diesel y est affiché à 2,29€, un coût tout de même pour les automobilistes. Nous avons rencontré l’un d’eux : « Ah, c’est très haut effectivement. Je suppose que les gens sont obligés de faire des choix », témoigne-t-il.

Des gérants de stations-service en difficulté

De plus, les automobilistes sont effectivement moins nombreux dans les stations-service. Un constat partagé par les quelques gérants de stations-service avec qui Cathline Delvaux pu discuter. Cette baisse de fréquentation se confirme d’ailleurs depuis le premier jour de la guerre au Moyen-Orient.

Certains gérants indiquent que les ventes de diesel ont déjà chuté de 30 à 40 % en à peine un mois. Si la plupart des stations-service parviennent à s’en sortir, notamment grâce à leur magasin, certaines vendent déjà à perte, notamment celles qui affichent des prix un petit peu plus bas pour attirer les automobilistes.

Des automobilistes qui sont donc plus frileux à la pompe, mais qui pourtant n’ont pas le choix que de remplir leur plein de carburant et qui donc optent pour changer leurs habitudes : « Ça me dégoûte. Je ne sais pas où on va finir, peut-être à la rue ou à pied. Je ne sais pas très bien. Mais en tout cas, ça vient compliquer, nous, le fait que je mette 15 euros petit à petit en espérant toujours que ça descende », témoigne une cliente.

« Je n’ai même pas fait attention. De toute façon, ça ne change rien, il faut quand même payer », ajoute un autre automobiliste. « Si vous voulez, on ne sait rien y faire. On est bien obligé de devoir aller travailler », déplore un dernier.

Tous les carburants grimpent

Le prix de l’essence 95 augmente quant à lui de 5,7 centimes pour atteindre 1,92 euro le litre. Un plein de 50 litres vous coûtera donc 96 euros, soit 3 euros de plus en à peine 24 heures. D’ici mercredi, elle devrait ensuite de nouveau augmenter de 0,2 centime d’euro par litre.

Le gasoil de chauffage progresse d’un peu plus de 3 centimes pour les commandes d’au moins 2.000 litres, ce qui signifie que remplir votre citerne coûte désormais 70 euros de plus ce mardi par rapport au jour précédent.

Des prix qui, on le sait, sont étroitement liés à la situation de guerre toujours en cours au Moyen-Orient.

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