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Contrairement aux contrats classiques, la tarification dynamique fait varier le prix de l’électricité tout au long de la journée, en fonction de l’offre et de la demande sur le marché. « La tarification dynamique ajuste le prix de l’électricité heure par heure, voire tous les quarts d’heure, en fonction de la production et de la demande », explique Jean-Philippe Ducart, porte-parole de Testachats. Concrètement, l’électricité peut coûter beaucoup moins cher lorsque la production d’énergie renouvelable est importante ou que la demande est faible, notamment l’après-midi et pendant la nuit.

Les écarts peuvent être particulièrement marqués. Notre invité prend un exemple concret : le vendredi 22 mai 2026, une journée ensoleillée, le prix de l’électricité sur le marché Epex Spot était de seulement 0,74 centime d’euro par kWh entre 13h et 14h, contre 18,58 centimes entre 20h et 21h. « Il est donc possible de réaliser d’importantes économies en déplaçant sa consommation vers l’après-midi, dans la mesure du possible », souligne Jean-Philippe Ducart.
Selon les chiffres du régulateur fédéral de l’énergie, la CREG, le prix moyen d’un contrat dynamique était, en 2025, environ 24 % moins élevé entre 12h et 17h qu’entre 17h et minuit.
Qui peut bénéficier d’un contrat dynamique ?
Pour souscrire ce type de contrat, deux conditions sont indispensables : disposer d’un compteur intelligent et autoriser son gestionnaire de réseau à transmettre les données de consommation par quart d’heure au fournisseur. Mais cela ne suffit pas pour réaliser des économies.
« Un tarif dynamique n’est utile que si vous pouvez adapter votre consommation à l’offre disponible. Vous devez être en mesure d’allumer vos appareils les plus énergivores lorsqu’il y a beaucoup de soleil ou de vent », précise le porte-parole de Testachats. Cette formule peut donc être particulièrement intéressante pour les ménages équipés d’une voiture électrique, d’une pompe à chaleur ou d’une batterie domestique, à condition de pouvoir programmer leur utilisation aux heures les moins chères.
Attention, la facture peut aussi augmenter
La tarification dynamique comporte toutefois des risques. Contrairement à un contrat fixe ou variable classique, elle demande de surveiller régulièrement l’évolution des prix. « Si vous avez des appareils très énergivores et que vous continuez à consommer principalement pendant les heures chères, vous risquez de payer plus cher avec un tarif dynamique », avertit Jean-Philippe Ducart.

Des systèmes intelligents peuvent automatiser cette gestion, par exemple en rechargeant une voiture électrique lorsque les prix sont les plus bas. Mais ces équipements représentent un investissement supplémentaire.
Faut-il changer de contrat ?
Les contrats dynamiques sont aujourd’hui accessibles dans les trois Régions du pays, sous réserve de remplir les conditions techniques. Tout fournisseur comptant plus de 200.000 clients est légalement tenu de proposer cette formule. En Flandre, une trentaine de contrats sont déjà disponibles. En Wallonie et à Bruxelles, où ils ne sont proposés que depuis 2025, le choix reste plus limité.
Pour Testachats, mieux vaut ne pas se précipiter : « Un contrat dynamique n’est pas intéressant pour tout le monde », insiste Jean-Philippe Ducart. Avant de franchir le pas, il conseille de se poser une question essentielle : est-il possible de déplacer une part importante de sa consommation vers les heures où l’électricité est moins chère ?
Notre invité rappelle aussi que la tarification dynamique ne concerne que le prix de l’énergie. Les frais de réseau et les taxes restent les mêmes que pour un contrat classique.






















