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Comme tous les mois, c’est le moment de faire le point sur l’inflation grâce au panier « RTL info – Testachats ». Un panier qui suit le prix de plus de 3.000 produits de base dans nos supermarchés.
Pour nous aider à analyser ces résultats, Julie Frère, porte-parole de Testachats, était présente sur le plateau du RTL info 19h.
À quel niveau s’élève l’inflation de notre panier pour le mois de mai 2026 ?
Petit rappel de l’évolution de l’inflation de notre panier en 2026.
En janvier, nous étions encore à plus de 3 % (3,64 %), on est ensuite passés sous la barre de 3 % en février (2,83 %) et malgré le début de la guerre au Moyen-Orient, la baisse s’est poursuivie au mois de mars (2,22 %) et en avril (1,18 %). Et bonne nouvelle : elle continue de se poursuivre en mai. L’inflation est à 0,27 % au mois de mai.
C’est la première fois depuis décembre que l’on repasse sous le taux de 1 %. Ceci étant dit, ce chiffre cache des hausses marquées ainsi que quelques légères baisses.
Justement, quels sont les produits qui ont le plus augmenté ?
Dans le top 10 des produits ayant le plus augmenté on retrouve la viande : la viande d’agneau (+18 %), le bifteck (+8 %), l’américain non préparé (+7 %). Outre la viande, on retrouve toujours le café, que ce soit en dosettes (+11 %) ou moulu (+7 %). Ce mois-ci, on retrouve quelques fruits comme les myrtilles (+10 %) ou les citrons (+6 %).
Il y a aussi des produits dont le prix a baissé en ce mois de mai 2026 ?
Oui, on retrouve des fruits et légumes parmi les produits ayant le plus baissé ce mois-ci, tels que les pommes de terre (-11 %), les carottes (-10 %), les raisins sans pépin (-6 %), la salade iceberg (-6 %) et les pommes granny (-5 %).
Les ménages perçoivent-ils cette baisse de l’inflation ?
Plusieurs éléments pour répondre à cette question.
On l’a vu, l‘inflation alimentaire poursuit son ralentissement en Belgique, confirmant la tendance à la stabilisation observée ces derniers mois et ce, malgré les tensions géopolitiques et l’incertitude qui règne à ce sujet. Cela ressort aussi des chiffres de Statbel.
Si cette décélération constitue un signal encourageant pour l’économie et contribue à préserver le pouvoir d’achat des ménages, elle ne se traduit pas encore par une baisse généralisée des prix. La baisse de l’inflation signifie avant tout un ralentissement du rythme d’augmentation des prix. Mais les produits alimentaires, comme de nombreux biens de consommation courante, demeurent à des niveaux supérieurs à ceux observés avant la crise inflationniste.
Par ailleurs, les ménages continuent de supporter des dépenses récurrentes importantes liées notamment à l’alimentation, au logement, à l’énergie, aux assurances, aux télécommunications et aux transports. Ces dépenses essentielles, qui représentent une part significative du budget des familles, influencent directement la perception du coût de la vie et peuvent atténuer les effets positifs du ralentissement de l’inflation.























