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Dès que les températures remontent, le barbecue redevient une habitude bien ancrée chez les Belges. En moyenne, ils s’y adonnent une dizaine de fois par an et plus d’un sur deux lance officiellement la saison dès les premiers rayons de soleil.
Mais en 2026, partager une grillade entre amis ou en famille coûte plus cher qu’il y a un an.
Des prix en hausse chez les bouchers
Dans les boucheries, les clients sont nombreux à préparer leur week-end autour du barbecue. Mais ils constatent devoir débourser davantage que l’année dernière. Les professionnels, eux, expliquent ne pas avoir d’autre choix que d’augmenter les prix. « Comparé aux supermarchés qui achètent en très gros volumes, nous, on achète toujours des petits volumes », explique Michael Sins, boucher indépendant. Avant d’ajouter « On est donc obligé de le faire ressentir un peu plus fort aux clients ».
Parmi les produits les plus populaires, les brochettes de bœuf enregistrent la hausse la plus importante. Il faut désormais compter environ 29 euros pour un kilo, soit 4,50 euros de plus que l’an dernier.
Les saucisses augmentent également, atteignant environ 13,50 euros le kilo, soit près d’un euro supplémentaire. En revanche, les pilons de poulet restent relativement stables autour de 7 euros le kilo.
Le bœuf particulièrement touché
Cette hausse des prix s’explique principalement par la situation du marché bovin. « On a de moins en moins de bovins en Belgique et en Wallonie, ce qui fait qu’il y a eu de moins en moins d’animaux sur le marché, alors que la consommation ne diminuait pas », détaille Quentin Legrand, responsable de la filière bovine du collège des producteurs. « Par effet d’offre-demande, le prix a augmenté assez fortement depuis novembre 2024 ».
Face à cette augmentation, certains clients réduisent leurs achats ou adaptent leurs habitudes. C’est ce que constate Huguette Walravens, gérante d’une boucherie : « Dans le temps, on savait que l’été était lié au barbecue, donc on remplissait les comptoirs comme il fallait. Maintenant, on n’est plus sûrs de rien, donc on essaye de gérer différemment ».
Malgré tout, le barbecue reste un incontournable des beaux jours. Beaucoup de consommateurs continuent à se faire plaisir, même si ces repas festifs deviennent parfois plus occasionnels qu’auparavant.
























