Accueil Actu Monde Economie

Une faible demande européenne pèse sur les chiffres de Belysse

Le chiffre d'affaires du fabricant de tapis Belysse (anciennement Balta) a reculé de 11,5% au deuxième trimestre, à 79 millions d'euros. L'entreprise justifie ce recul par des prestations en berne en Europe. Les revenus sur le Vieux Continent ont dégringolé de 16,4% alors qu'aux Etats-Unis, la baisse est plus modérée (7%).

Le marché européen est caractérisé par un nombre de clients réduit dans le segment résidentiel alors que plusieurs projets ont pris du retard dans le segment commercial, détaille la société de Waregem (Flandre occidentale).

Le bénéfice brut (ebitda) s'est élevé à 7,3 millions d'euros au deuxième trimestre, un tiers de moins qu'à la même période l'an dernier. La marge bénéficiaire, sur la base de l'ebitda, passe de 12,2 à 9,2%.

Sur l'ensemble du premier semestre, le chiffre d'affaires de Belysse recule de 5,2%: 10% en Europe et 0,4% outre-Atlantique.

L'entreprise affirme être parvenue à acheter des matières premières à bas prix ces derniers mois, ce qui devrait se voir dans les résultats de la seconde moitié de l'année. Elle a par ailleurs initié début juillet un programme de réduction des coûts en raison de la morosité du marché européen. Cela devrait faire baisser les frais fixes de 1,7 million d'euros cette année déjà, puis de 3,4 millions sur base annuelle.

Belysse a vendu l'an dernier sa marque Balta et trois divisions au groupe britannique Victoria. Elle conserve encore trois usines, deux en Belgique (Tielt et Zele) et une aux Etats-Unis (Los Angeles), et emploie près de 1.300 personnes.

Contenus sponsorisés

À la une

Les plus lus

Incendie de Crans-Montana : le patron du bar reconnaît que la porte de service était verrouillée

Dix jours après le drame de Crans-Montana, la télévision suisse révèle que Jacques Moretti, le patron du bar, a reconnu que la porte de service du rez-de-chaussée était verrouillée de l’intérieur la nuit de l’incendie. Il admet aussi avoir remplacé lui-même la mousse du plafond qui s’est enflammé. Ces éléments clés pourraient transformer l’enquête : les prévenus risquent désormais jusqu’à 20 ans de prison.