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Après le blocage, un accord finalement trouvé: 13 otages israéliens et 4 Thaïlandais ont été libérés

La branche armée du Hamas a indiqué vers 22h00 avoir finalement remis 13 otages israéliens et 4 étrangers au Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

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Nouvel échange entre le Hamas et Israël
Les otages relâchés par le Hamas sont arrivés en Israël (armée israélienne)

Un deuxième groupe d'otages libérés par le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui les retenait dans la bande de Gaza, est arrivé en Israël samedi soir, a annoncé l'armée israélienne.

Selon les autorités égyptiennes et israéliennes, 13 otages israéliens et quatre Thaïlandais ont été relâchés. Leur libération, retardée une partie de la journée, a fini par être débloquée dans le cadre de l'accord de trêve entre Israël et le Hamas.

Accord Israël-Gaza: les otages sont passés en Egypte (TV égyptienne)

Un deuxième groupe d'otages libérés par le Hamas qui les retenait dans la bande de Gaza est arrivé en Egypte samedi soir, selon des images diffusées par la télévision égyptienne.

Selon les autorités égyptiennes et israéliennes, 13 otages israéliens et quatre Thaïlandais ont été relâchés par le Hamas. Leur libération, retardée une partie de la journée, a fini par être débloquée dans le cadre de l'accord de trêve entre Israël et le Hamas. 

La branche armée du Hamas dit avoir remis au CICR 13 otages israéliens et 7 étrangers

Les brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du mouvement palestinien Hamas, ont annoncé samedi dans un communiqué avoir remis 13 otages israéliens et sept étrangers au Comité international de la Croix-Rouge (CICR), peu avant minuit, l'heure limite pour respecter l'accord avec Israël.

Les otages sont désormais "en route pour le terminal de Rafah" vers l'Egypte, a indiqué de son côté l'armée israélienne. Trente-neuf prisonniers palestiniens, des femmes et des adolescents de moins de 19 ans incarcérés par Israël, devaient être libérés dans la foulée.

Le Hamas confirme que la libération de nouveaux otages israéliens aura bien lieu samedi

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a annoncé samedi qu'il libérerait les otages israéliens censés sortir de Gaza avant minuit, conformément à un accord conclu avec Israël, après avoir interrompu leur transfert pendant plusieurs heures.

Dans un communiqué, le Hamas a indiqué avoir "répondu positivement aux efforts égyptiens et qataris qui ont duré toute la journée". Il a précisé avoir obtenu d'Israël un "engagement" notamment sur l'acheminement d'aide humanitaire dans le nord de la bande de Gaza et la libération de prisonniers palestiniens incarcérés de longue date.

Vingt otages, dont 13 Israéliens, vont être libérés "ce soir" contre 39 détenus palestiniens (Qatar)

Treize otages israéliens et sept autres étrangers retenus dans la bande de Gaza vont être libérés "ce soir" samedi contre 39 prisonniers palestiniens, au second jour d'une trêve entre Israël et le Hamas, a annoncé le Qatar. 

"Après un délai, les obstacles pour relâcher les prisonniers ont été surmontés à travers des contacts qatari-égyptiens avec les deux camps, et 39 civils palestiniens seront relâchés ce soir, alors que 13 otages israéliens quitteront Gaza avec sept étrangers", a déclaré sur X le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari.
 

Le Hamas accuse Israël de retarder la libération du 2e groupe d'otages

La branche armée du Hamas a indiqué qu'elle retarderait la libération prévue samedi d'un deuxième groupe d'otages retenus dans la bande de Gaza jusqu'à ce qu'Israël "respecte l'accord" entré en vigueur la veille, après sept semaines de guerre.

Les brigades Ezzedine al-Qassam réclament notamment "l'entrée des camions d'aide humanitaire dans le nord de la bande de Gaza" et le respect des "critères de sélection" pour la libération des prisonniers palestiniens, ont-elles indiqué dans un communiqué.

Des responsables israéliens ont affirmé à l'AFP que les otages n'avaient pas encore été confiés au Comité international de la Croix-Rouge (CICR), chargé de les remettre à Israël. "Israël n'a pas violé l'accord", ont-ils ajouté.

Gaza: la branche armée du Hamas dit retarder la remise des otages "jusqu'à ce" qu'Israël "respecte l'accord"

La branche armée du mouvement islamiste palestinien Hamas a annoncé samedi retarder la remise du deuxième groupe d'otages enlevés en Israël le 7 octobre au Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Le Hamas affirme vouloir forcer de la sorte l'État hébreu à "respecter l'accord" conclu.

Une trêve de quatre jours a été décrétée entre Israël et le Hamas, qui doit être mise à profit pour échanger 50 otages israéliens contre 150 prisonniers palestiniens. La veille, le Hamas avait remis 24 otages, dont 13 Israéliens, au CICR. Ils avaient été ramenés en Israël via l'Égypte par le terminal de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.

Le transfert de samedi est prévu à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, et concerne 14 personne selon une source au sein du Hamas, 13 (en échange de 39 prisonniers palestiniens) selon un porte-parole de l'armée israélienne cité par l'agence de presse britannique Reuters.

Cependant, le Hamas a suspendu cet échange, affirmant souhaiter qu'Israël "respecte l'accord" et autorise un plus grand nombre de camions transportant de l'aide d'urgence dans le nord de la bande de Gaza. Des médias israéliens rapportent samedi que l'échange a été légèrement retardé pour des raisons "techniques".

Samedi constitue le deuxième jour de la trêve entre le mouvement islamiste et Israël, un cessez-le-feu qui offre un fragile répit aux habitants de Gaza après sept semaines de guerre.

Gaza: selon une source du Hamas, 14 otages israéliens en train d'être remis à la Croix-Rouge

Une source au sein du Hamas a annoncé samedi à l'AFP que la branche armée du mouvement islamiste palestinien avait "commencé à remettre le deuxième groupe" d'otages enlevés en Israël le 7 octobre au Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Leur transfert s'est fait à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza et "ils sont 14", a-t-elle ajouté.

La veille, le Hamas avait remis 24 otages, dont 13 Israéliens, au CICR. Ils avaient été ramenés en Israël via l'Egypte par le terminal de Rafah (sud de la bande de Gaza).

Un accord entré en vigueur vendredi prévoit quatre jours de trêve, qui doivent permettre la libération, d'une part, de 50 otages retenus par le mouvement islamiste palestinien Hamas depuis le 7 octobre et, d'autre part, de 150 prisonniers palestiniens.

Cette trêve, fruit d'un accord sous l'égide de Doha, a offert un nouveau jour de répit aux habitants du territoire assiégé après sept semaines de guerre, déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre.

"Après un délai, les obstacles pour relâcher les prisonniers ont été surmontés à travers des contacts qatari-égyptiens avec les deux camps, et 39 civils palestiniens seront relâchés ce soir, alors que 13 otages israéliens quitteront Gaza avec sept étrangers", a déclaré le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari sur X. 

Le Hamas a confirmé qu'il libérerait les otages avant minuit, après avoir annoncé dans l'après-midi qu'il retardait la libération attendue de ce deuxième groupe d'otages, après un premier vendredi. 

A Beyrouth, Oussama Hamdan, un responsable du Hamas, avait notamment évoqué, pour expliquer le délai, "des tirs sur notre peuple, le nombre de camions d'aide humanitaire pour le nord de la bande de Gaza et le non-respect des critères de sélection pour la libération des femmes et des enfants prisonniers" palestiniens.

L'armée israélienne considère que le tiers nord de la bande de Gaza comme une zone de combats qui abrite, selon elle, le centre des infrastructures du Hamas, qui a pris le pouvoir en 2007. Elle a ordonné à la population d'en sortir et empêche quiconque d'y revenir.

"Sortez-les de l'enfer"

Selon le ministère de la Santé du Hamas, sept personnes ont été blessées par des tirs israéliens alors que plusieurs milliers de Gazaouis déplacés qui, profitant de la pause dans les combats, ont pris la route du Nord pour rentrer chez eux.

L'accord, conclu également avec l'appui des Etats-Unis et de l'Egypte et entré en vigueur vendredi, prévoit quatre jours de trêve qui doivent permettre la libération de 50 otages et de 150 prisonniers palestiniens. Cette pause, renouvelable et qui semblait respectée samedi, inclut aussi l'entrée d'aide humanitaire et de carburant à Gaza.

Les bombardements israéliens, incessants depuis l'attaque du 7 octobre et l'offensive militaire sur le nord de Gaza, se sont interrompus, comme les tirs de roquettes du mouvement islamiste sur Israël. 

Vendredi, 13 premiers otages israéliens, des femmes et des enfants, avaient été remis au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et avaient regagné Israël via l'Egypte pour retrouver leurs familles. Le Hamas a également libéré dix Thaïlandais et un Philippin, qui ne faisaient pas partie de l'accord.

En contrepartie, Israël a libéré 39 Palestiniens, des femmes et des jeunes de moins de 19 ans.

En Israël, les proches des otages encore détenus à Gaza attendaient dans l'angoisse une issue à un cauchemar qui dure depuis sept semaines.

A Tel-Aviv, des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés en soirée sur la Place des otages pour demander leur libération. "Sortez-les de l'enfer", pouvait-on lire sur une banderole.

"Des jours difficiles"

A Tel-Aviv, des visages souriants d'otages libérés étaient projetés vendredi soir sur la façade du musée d'Art, avec les mots: "Je suis de retour à la maison".

Près de l'hôpital pour enfants Schneider de Petah Tikva, dans la banlieue de Tel-Aviv, des personnes ont applaudi et brandi des drapeaux israéliens à l'approche des deux hélicoptères transportant des otages libérés. "Je suis heureux d'avoir retrouvé ma famille. Ressentir de la joie est permis et il est permis de verser une larme. C'est humain", déclare Yoni Asher, qui vient de retrouver son épouse Doron et ses deux filles de deux et quatre ans, dans une vidéo diffusée par le Forum des familles d'otages. Il a toutefois expliqué qu'il ne comptait pas faire la fête.

Les cinq autres otages libérés, des femmes âgées, se trouvent à l'hôpital Wolfson à Holon, près de Tel-Aviv, "dans un état stable" et reçoivent des soins adaptés, entourées elles aussi par leurs familles, selon le porte-parole de l'établissement.

L'armée israélienne estime qu'environ 240 personnes ont été enlevées par le Hamas lors de l'attaque sanglante menée par des commandos islamistes en territoire israélien le 7 octobre. Le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, qui fait de la libération des otages un préalable à tout cessez-le-feu, s'est dit vendredi déterminé à toutes les ramener en Israël.

Avant les 24 otages libérés vendredi, le Hamas avait déjà relâché quatre personnes, et l'armée israélienne en avait récupéré une autre. Deux autres captifs incluant une soldate ont été retrouvés morts dans Gaza par les troupes israéliennes.

Embouteillages à Gaza

La trêve offre un fragile moment de répit aux Gazaouis. Le fracas de la guerre a laissé place aux klaxons des embouteillages et aux sirènes des ambulances qui tentaient de se frayer un chemin au milieu des déplacés, quittant en masse des hôpitaux et des écoles où ils avaient trouvé refuge pour "rentrer chez eux".

Plus de la moitié des logements du territoire ont été endommagés ou détruits, selon l'ONU, et 1,7 million de personnes ont été déplacées, sur les 2,4 millions que compte la bande de Gaza.

"La trêve, ça fait du bien, on espère qu'elle va durer. C'est bien quand c'est calme. Les gens veulent vivre", confie à l'AFP Mohammed Dheir, qui a trouvé refuge avec sa famille à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.

Des centaines de milliers de Palestiniens venus du nord se sont massés depuis le début de la guerre dans cette partie du territoire pour essayer d'échapper à la guerre. 

L'armée considère que le tiers nord de la bande de Gaza, où se trouve la ville de Gaza, est une zone de combat abritant le centre des infrastructures du Hamas et a ordonné à tous les civils d'en sortir.

Des tracts lancés vendredi depuis les airs par l'armée israélienne prévenaient: "la guerre n'est pas encore finie", "revenir dans le nord est interdit et très dangereux!!!".

Selon l'agence des Nations unies chargée de la coordination humanitaire (Ocha), au moins une personne a été tuée et plusieurs dizaines ont été blessées dans des incidents avec les forces israéliennes, qui ont ouvert le feu et lancé des gaz lacrymogènes sur des Palestiniens se dirigeant vers le nord.

Fournir de l'aide humanitaire

La trêve doit en outre permettre l'entrée d'un plus grand nombre de convois d'aide humanitaire dans la bande de Gaza, soumise à un blocus israélien depuis 2007 et en état de "siège complet" depuis le 9 octobre, Israël ayant coupé l'approvisionnement en eau, en nourriture, en électricité, en médicaments et en carburant.

Vendredi, 200 camions chargés d'aide sont entrés à Gaza, selon le service du ministère de la Défense israélien chargé des affaires civiles à Gaza. Il s'agit du "plus gros convoi humanitaire" depuis le début de la guerre, a souligné l'Ocha.

Bilan du conflit

Selon les autorités israéliennes, 1.200 personnes, en grande majorité des civils, ont été tuées le 7 octobre lors de l'attaque du Hamas, classé organisation terroriste par les Etats-Unis, l'Union européenne et Israël.

En représailles, Israël a bombardé sans relâche le territoire palestinien et y a lancé le 27 octobre une offensive terrestre afin "d'éliminer" le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007.

Dans la bande de Gaza, 14.854 personnes, parmi lesquelles 6.150 enfants, ont été tuées par les frappes israéliennes, selon le gouvernement du Hamas.

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