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Ce 11 avril est la journée mondiale de la maladie de Parkinson. L’occasion de rappeler les symptômes de la maladie et de faire place nette sur les préjugés, notamment en matière de tremblements.
Contrairement aux idées reçues, la maladie de Parkinson n’est pas réservée aux personnes âgées. Il arrive que la pathologie se déclare aux abords de la trentaine. Incurable, elle peut toutefois être soignée avec un traitement approprié. De plus, parmi les 20.000 Belges qui en seraient touchés, seule la moitié d’entre eux connaîtront un jour les fameux tremblements si caractéristiques. Mais comment poser le diagnostic ? Bel RTL a interviewé le docteur Alain Maertens, chef du service neurologie à l'hôpital de la citadelle de Liège.
Premiers signes assez sournois
"Elle se déclenche souvent vers la cinquantaine parfois même plus tôt (…). Les premiers signes sont assez sournois. Ça peut être une petite lenteur de mouvement, une perte d’odorat, un état légèrement dépressif, un manque d’initiative. Et parfois, un tremblement. Quand c’est un tremblement, on pose assez facilement le diagnostic car ça se voit de l’extérieur. Pourtant, la moitié des patients ne connaitront jamais de tremblements", explique le docteur Maertens.
Comment traiter les patients?
Lorsque le diagnostic est posé, la question du traitement s’impose rapidement. Le patient va devoir combler la mort précoce de la partie de son cerveau responsable de la production de dopamine. Pour cela, il devra prendre des médicaments à vie. "Les cellules cérébrales meurent de manière prématurée dans une région où est fabriquée une substance chimique responsable de l’harmonie des mouvements. Le traitement consiste à remplacer, surtout par des médicaments, cette substance qui manque et qu’on appelle la dopamine", conclut le docteur Maertens.
