Accueil Actu

(test) Les cabines téléphoniques belges disparaissent petit à petit

La généralisation des téléphones portables a sonné le glas des cabines téléphoniques en Belgique. Seules quelques-unes subsistent encore, mais leur disparition ne fait plus aucun doute.

Plusieurs coups de marteau pour mettre fin définitivement à la liaison. En quelques minutes, l'une des dernières cabines téléphoniques du pays est suspendue dans les airs. C'est la fin d'une époque sous le regard amusé de jeunes curieux qui, sans doute, n'en ont jamais fait usage.

Tout le monde téléphone maintenant avec son GSN. C'est fini ça, les cabines téléphoniques. Le téléphone portable a donc tué la cabine téléphonique. En 97, il y en avait encore 18 000 sur le sol belge. Il en reste 50 aujourd'hui selon Belgacom. Autant chercher l'aiguille dans la botte de foin.

Monsieur, s'il vous plaît, je cherche une cabine téléphonique dans la gare. Est-ce qu'il y en a une ? Normalement, il y en avait, mais maintenant, pour l'instant, non. Plus de cabines téléphoniques dans les gares. Il faut se rendre devant la Galerie de la Reine, au lieu touristique de la capitale, pour s'apercevoir que, malgré leur présence, elles semblent invisibles au regard des passants et inutiles.

Je ne sais pas si c'est utile à quelqu'un. Moi, je sais que je n'en suis pas. Je ne sais pas, un portable qui tombe, qui se casse, il faut joindre quelqu'un, n'importe. Oui, non, je pense que ça peut être utile. C'est un certain charme. Ça peut donner un peu de charme. Là, c'est un peu vétus, on va dire, mais sinon, ça peut être sympa.

Des cabines en mauvais état et surtout infructueuses. On les utilisait à raison de 15 heures par mois il y a plus de 25 ans, contre 14 minutes en 2012. En cause, le portable devenu inévitable. Sur 11 millions d'habitants, on compte 12 millions d'abonnements. On est clairement en Belgique avec des personnes qui se baladent avec 2 GSM, voire 3 parfois.

C'est la raison pour laquelle l'IBPT, le gendarme des télécoms, a décidé de ne plus rendre obligatoire la maintenance des cabines téléphoniques par Belgacom. D'autant que l'entretien coûte 1000 euros par cabine et par an. Dans quelques semaines, elles auront totalement disparu. La plupart seront recyclées, mais les 30 dernières reliques seront distribuées à l'issue d'un concours. Devenue objet du passé, elle pourrait bien finir dans la cour d'une école ou dans la salle d'un musée.

À la une

Sélectionné pour vous