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"Il vaut mieux attendre l'enquête judiciaire avant de commencer notre propre enquête"-Gatz

(Belga) Le ministre flamand des Médias, Sven Gatz (Open Vld), se demande s'il ne vaut pas mieux attendre la fin de l'enquête judiciaire sur l'artiste Jan Fabre avant que son administration ne mène l'enquête, a-t-il indiqué dimanche lors de l'émission "De Zevende Dag" sur la VRT. L'avocat de Jan Fabre, Hans Rieder, dénonce entre-temps "une campagne savamment orchestrée et à laquelle se sont joints les rouspéteurs".

Une vingtaine d'anciens danseurs et stagiaires de l'artiste flamand dénoncent, dans une lettre ouverte publiée la semaine dernière, des comportements inappropriés de la part de Jan Fabre, notamment des faits d'intimidation et de harcèlement sexuel. À la suite de cette publication, le ministre flamand de la Culture avait annoncé que le département culture, jeunesse et médias de son administration allait se pencher sur cette affaire et éventuellement entamer d'autres étapes par la suite. Entre-temps, l'auditorat du travail d'Anvers a ouvert une enquête sur Jan Fabre et sa compagnie d'arts de la scène Troubleyn. Pour le ministre Gatz, cette enquête a la priorité absolue. "Nous nous demandons dès lors s'il est judicieux de mener notre enquête, en parallèle, en tant que pouvoir subsidiant de cette organisation artistique", a indiqué le ministre. Dans le cas où le parquet interdit qu'une autre enquête soit menée, il est important pour M. Gatz d'obtenir des éclaircissements sur l'affaire. Le ministre fait remarquer que ça s'inscrit également dans la politique du gouvernement pour réduire les comportements transgressifs. De son côté, l'avocat de Jan Fabre souligne à nouveau que l'artiste est particulièrement choqué par les accusations dont il fait l'objet et qu'il nie. "Il se sent pris au dépourvu, dans une campagne savamment orchestrée à laquelle se sont joints tous les rouspéteurs", a-t-il déclaré. "Et ça fait mal". Par rouspéteurs, Me Rieder entend toutes les personnes qui ne sont pas directement impliquées mais qui cherchent à se mettre en avant. "Elles partent du principe que tout ce qui est dit est avéré", ajoute l'avocat, qui parle d'un "procès médiatique". (Belga)

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