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Procès Stéphane Pauwels et Farid Hakimi: l'animateur ne s'est pas présenté lors de la première audience

La première audience a eu lieu ce mercredi matin au tribunal correctionnel de Charleroi dans le procès qui implique Stéphane Pauwels. Comme l’animateur, 26 autres personnes sont poursuivies dans un vaste dossier de cambriolage et d’invasions de maison. Dès les premiers instants, des problèmes de procédure ont été évoqués.

Vingt-sept personnes sont poursuivies devant le tribunal correctionnel de Charleroi dans le cadre d’une vaste affaire. Parmi celles-ci, l’animateur Stéphane Pauwels et l’ancien boxeur montois Farid Hakimi. Ce dernier a participé détenu ce matin à la première audience. Il est suspecté d’être le cerveau d’une association de malfaiteurs active dans des faits de home-jacking particulièrement violents. 

Menaces de mort et coups 

"Plusieurs personnes s’introduisent de nuit chez vous cagoulées et lourdement armées. Ils vous réveillent, vous font mettre à genoux, vous entravent les chevilles et les poignets avec du colson, de l’adhésif sur les yeux, vous menacent de mort et vous frappent pour évidemment partir avec de l’argent et des objets de valeur. Voilà le genre de dossier dans lequel nous sommes aujourd’hui", indique Henri Laquay, avocat des parties civiles. 

"Il n’est pas agréable de se faire mettre en prison par quelqu’un qui essaie de vous voler votre vie"

Les poursuites judiciaires de ces faits particulièrement graves sont aujourd’hui entachées par des soupçons qui pèsent sur le chef d’enquête. Ce policier a d’ailleurs été écarté car il aurait entretenu une relation avec la compagne d’un suspect. "Je crois que tout le monde comprend qu’il n’est pas agréable de se faire mettre en prison par quelqu’un qui essaie de vous voler votre vie et votre famille. Et donc on pourrait se poser la question de savoir si ce chef d’enquête a été totalement impartial et neutre au moment d’enquêter sur mon client", souligne Sébastien Courtoy, avocat d’un prévenu. 

"On ne parle pas simplement d’une relation entre le chef d’enquête et la femme d’un inculpé, on parle de pression qui aurait été mise par cet enquêteur sur certaines personnes extrêmement importantes dans ce dossier et qui ont été elles-mêmes inculpées afin que ces personnes enfoncent notamment mon client", assure Frank Discepoli, avocat de Farid Hakimi. 

"Je pose la question: qui aimerait être jugé dans un dossier comme celui-là et de cette manière-là ? Je pense que tout cela n’est pas admissible tout simplement", estime également Fabian Lauvaux, avocat d’un prévenu.

Le calendrier fixé

Il a finalement été décidé ce matin que l’instruction contre ce policier sera rajoutée au dossier principal de home jacking. "Cette instruction n’est toujours pas terminée et donc nous ne connaîtrons pas  le sort qui sera réservé à celle-ci mais en tout cas nous aurons accès aux pièces et aux éléments qui pourraient éventuellement invoqués à l’égard du chef d’enquête", indique Fabrice Guttadauria, avocat d’un prévenu. 

Certains inculpés dont Stéphane Pauwels étaient absents et représentés par leurs avocats. Le calendrier a été fixé et les débats commenceront le 23 mars 2020. 

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