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Nous avons rencontré le père de Théo en Australie: aux côtés des bénévoles, il se bat chaque jour pour retrouver son fils

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Nous sommes toujours sans nouvelles, ce samedi soir, de Théo Hayez. Le jeune Belge de 18 ans est porté disparu en Australie depuis près d'un mois. Malgré le temps qui passe, ses proches n'ont toujours pas perdu espoir. C'est le cas de son père, qui s'est rendu sur place. Il s'est confié à nos envoyés spéciaux en Australie.

"Chaque minute vous semble durer une heure, et ça depuis le 31 mai. Là ça fait un mois que c'est interminable. C'est une torture horrible. On passe d'une heure où on reçoit une info qui vous redonne espoir, et cinq heures après cette info est démentie. On fait un pas en avant et deux pas en arrière. C'est une torture inhumaine", confie Laurent Hayez, le père de Théo.

Dès le premier instant, sa maman et moi on a pensé à la thèse de l'accident ou de la mauvaise rencontre

Théo Hayez était arrivé à Byron Bay le 29 mai. C'était l'avant-dernière étape de son périple australien. "Il avait prévu de rejoindre son parrain à Melbourne. Faire quelques achats pour la famille et les amis, et rentrer le 8 juin en Belgique", explique son papa.

Laurent se réjouissait du retour de son fils. Mais le 6 juin, Laurent apprend que son fils n'a plus donné de nouvelles. Le cauchemar commence. "C'est la stupeur. Le ciel qui vous tombe sur la tête. Dès le premier instant, sa maman et moi on a pensé à la thèse de l'accident ou de la mauvaise rencontre. En aucun cas un changement de décision, de rester plus longtemps… en aucun cas une amourette qui lui ferait perdre la tête. Jamais de la vie!", réagit Laurent Hayez.

S'ils n'étaient pas là, je crois que je serais dans mon fauteuil occupé à pleurer

Théo est un jeune homme raisonnable et prudent qui nourrit des tas de projets d'avenir, nous explique son père. Mais depuis 3 semaines, aucune trace. Aucun signe de vie. Si Laurent tient bon, c'est grâce à l'élan de solidarité qui s'est mis en place en Belgique comme en Australie.

"S'ils n'étaient pas là, je crois que je serais dans mon fauteuil occupé à pleurer. Je ne pourrais pas faire autrement. C'est cet élan de solidarité incroyable qui me porte et qui continue à me donner espoir. Demain, j'ai rendez-vous pour aller avec ces gens pour traverser le bush, comme je l'ai déjà fait, essayer chercher des pistes. Il faut savoir que le bush c'est pas les Ardennes belges. C'est pas un stage de poney. Ce que les gens font ici: ils risquent leur vie", tient à rappeler le papa de Théo.

Plus les jours passent, moins Laurent croit à l'accident. Selon lui, il aurait nécessairement laissé des traces. Pour son père, Théo est toujours vivant. "Voilà, j'y crois, never give up", conclut-il.

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