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Jean-Marc Nollet reconnaît qu’il ne respecte pas toujours les règles: la bulle sociale va-t-elle s'agrandir?

 
CORONAVIRUS
 

Jean-Marc Nollet, le co-président d'Ecolo, plaide pour un assouplissement des mesures de restriction des contacts pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Il indique que s’il suivait toutes les règles au début, leur respect est de plus en plus compliqué.

"Je ne l'ai pas fait au début mais il m’est arrivé d’accueillir deux personnes chez nous, alors que la règle, c’est une personne. Je n’ai pas de souci à la reconnaître. On me dit qu’on ne va pas changer cette règle parce que si on dit 5 personnes, les gens s’autoriseront 10 personnes. Non, je ne suis pas d’accord. Cela dévalorise la norme de dire cela. Ça renforce la méfiance des citoyens. Il faut une norme, il faut l’élargir, il faut la respecter mais il faut une norme qui soit crédible et en phase avec l’évolution de la situation".

Une pression pour élargir la bulle ?

"Je veux continuer à pouvoir regarder les gens droit dans les yeux. Quand on me pose la question, je ne vais pas mentir et j’en tire aussi une leçon, il faut pouvoir faire évoluer cette norme. Je suis un être humain comme tout le monde", dit l'écologiste.

Et l’exemplarité des politiques ? "C’est de ne pas mentir", affirme Jean-Marc Nollet. 

Vendredi, que va-t-il se passer au Comité de concertation ? Parce qu’on sait que le mouvement réformateur, par exemple, est aussi demandeur d’assouplissements

"Soyons clairs, je ne demande pas qu’il n’y ait plus de référence mais un élargissement, qu’on entre dans une autre perspective, qu’on passe d’une gestion de la crise à une gestion du risque. Maintenant, chacun doit se positionner. Concernant la bulle, je ne vais pas donner de chiffre parce qu’il faut laisser la discussion se faire mais je pense que la situation actuelle n’est plus tenable et d’ailleurs elle n’est plus respectée", souligne Jean-Marc Nollet.

Réactions

Cet aveu ne passe pas inaperçu et a des répercussions. Symboliquement, un président de parti qui répète (ce n'était donc pas un lapsus sur la radio La Première) qu'il ne respecte pas vraiment toutes les règles, c'est fort. Tant les citoyens que les autres politiciens réagissent. A commencer par Paul Magnette, président du PS: "Les bras m'en tombent", a-t-il écrit sur Twitter. 

Pour le président de DéFI François De Smet, "si les règles sont injustes, il faut les changer ; si elles sont justes, il faut les assumer et donner l'exemple". Le parti d'opposition reproche à Ecolo de jouer "un pied dedans, un pied dehors" du gouvernement. Il considère que le comportement des partenaires de la Vivaldi "fragilise l'adhésion déjà fragile de la population."

"Pas d'hypocrisie", répète le président d'Ecolo sur ce même réseau social, quelques minutes plus tard. Sa sortie fait réagir beaucoup de monde, mais les avis sont partagés. Certains saluent son honnêteté, d'autres lui reprochent de semer le chaos...

Quand une règle existe, il faut la respecter mais je ne suis pas procureur

"Autant la norme d’une personne par bulle est irréaliste, autant sur le fond je ne comprends pas qu’un président de parti, de surcroît d’un parti qui participe dans les gouvernements qui décident de ces règles, ne les respecte pas", réagit Maxime Prévot, le président du cdH.

La bulle sociale rediscutée vendredi?

"Ce sera un deux poids deux mesures qui ne va pas. Je crois que si on constate que quelque chose ne va pas au niveau de l’adhésion des gens mais autant changer la règle", souligne le porte-parole et député du PTB Raoul Hedebouw.

"Quand une règle existe, il faut la respecter. Après je ne suis pas procureur, je ne suis pas celui qui va donner les bons ou les mauvais points. Ce qui m’importe c’est d’avoir des règles qui correspondent aux enjeux sanitaires mais aussi aux réalités et aux besoins vécus par nos concitoyens", considère Georges-Louis Bouchez, le président du MR.

Tous ces politiques interrogés expliquent avoir respecté la bulle sociale, tous expliquent aussi que cette règle doit désormais évoluer, s’agrandir. Le parti socialiste n’a pas souhaité répondre à une interview mais se dit prêt à en discuter. La bulle sociale sera donc un des grands enjeux du comité de concertation de ce vendredi.

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