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Le gouvernement belge responsable des éventuelles morts dues au vaccin H1N1

 

Le contrat passé entre le gouvernement et GSK portant sur l'achat de 12,6 millions de doses de Pandemrix garantit à GSK le rejet de toute la responsabilité sur le gouvernement en cas de décès et d'effets secondaires graves liés au vaccin. Pour la ministre de la santé Laurette Onkelinx "aucun Etat n'a obtenu de conditions plus favorables" que celles-là.

Le contrat passé fin juillet 2009 entre le gouvernement fédéral et la firme pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) portant sur l'achat de 12,6 millions de doses de Pandemrix, le vaccin contre la grippe A/H1N1, pose question. Il a été conclu dans l'urgence, sans appel d'offre, et garantit à GSK le rejet de toute la responsabilité sur le gouvernement en cas de décès et d'effets secondaires graves liés au vaccin, rapporte le journal Le Soir.

Selon le quotidien, qui a pu se procurer une version de ce contrat d'un montant de 110,2 millions d'euros, c'est donc l'Etat qui serait chargé d'indemniser les éventuelles victimes du produit, alors qu'au moment de la signature du contrat, le vaccin n'avait pas encore reçu d'autorisation de mise sur le marché européen. Le Pandemrix contient du AS03, un adjuvant controversé qui n'a jamais été testé sur les populations à risques (femmes enceintes, personnes âgées, etc.) avant les campagnes de vaccination contre la grippe A/H1N1, menées dès l'automne 2009.

Onkelinx: "Pas le choix"

De son côté, la ministre fédérale de la Santé, Laurette Onkelinx (PS), ne regrette pas avoir signé ce contrat, préalablement validé par le gouvernement. "La firme GSK exigeait un système de responsabilité partagée. Nous n'avions pas le choix, si ce n'est renoncer au vaccin. D'ailleurs, aucun Etat n'a obtenu de conditions plus favorables que la Belgique", a-t-elle déclaré au journal Le Soir.


 

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