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Les trajets des enfants handicapés restent loin des priorités politiques

(Belga) En Fédération Wallonie-Bruxelles, des centaines d'enfants handicapés, fréquentant principalement l'enseignement spécialisé, passent plusieurs heures par jour dans les transports scolaires pour rejoindre leur école. Pour certains d'entre eux, il s'agit d'une "maltraitance quotidienne", les parents et les associations le dénoncent chaque année. Pourtant, "le problème reste très loin des préoccupations politiques", regrette la secrétaire politique de La Ligue des Familles, Delphine Chabbert.

Parmi ces enfants, nombreux sont ceux qui partent de chez eux avant 07h00 pour ne rentrer qu'après 18h00. "Les trajets sont longs, éprouvants et aboutissent parfois à la déscolarisation des enfants, avec des conséquences dramatiques pour leur apprentissage et leur vie sociale", poursuit Delphine Chabbert. A un mois des élections communales, le délégué général aux droits de l'enfant, Unia et la Ligue des familles tiennent à rappeler qu'il existe des solutions. Les communes font partie des pouvoirs organisateurs compétents pour l'enseignement. "Les bourgmestres et échevins peuvent prendre des mesures concrètes pour améliorer la situation dans l'intérêt des enfants", précise Mme Chabbert. Pour les trois associations, la priorité réside dans le développement d'écoles inclusives, qui permettraient à des enfants en situation de handicap de fréquenter une école proche de leur domicile, moyennant des aménagements raisonnables. D'autres mesures seraient également bénéfiques: organiser des garderies dans les établissements de l'enseignement spécialisé ou autoriser le transport scolaire à emprunter les couloirs de bus. Ces propositions ont été envoyées aux têtes de listes des différents partis dans les 19 communes bruxelloises et les plus grandes communes wallonnes. "Jusqu'à présent, les retours ont été peu encourageants", déplorent les associations. "Les enfants et les familles qui vivent ces situations impossibles à Bruxelles et en Wallonie ne peuvent se contenter d'un accusé de réception". Pour Delphine Chabbert, "le débat public et l'intérêt politique en la matière font cruellement défaut". Les trois associations relanceront les élus au lendemain des élections. (Belga)

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