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Fini les frais supplémentaires sur les paiements par carte bancaire: des commerçants pourraient refuser certaines transactions

Fini les frais supplémentaires sur les paiements par carte bancaire: des commerçants pourraient refuser certaines transactions

Ce 9 août, il sera officiellement interdit aux commerçants de vous demander des frais supplémentaires pour un paiement par Bancontact. Ils pourront par contre refuser les paiements par carte en dessous d'une certaine somme. C'est le surcoût qui est interdit.

Il s'agit de la mise en application d'une directive européenne. Dans les faits, la plupart des commerçants avaient déjà arrêté de le faire.

Il faut dire que le paiement par carte devient de plus en plus la norme. Le nombre de retraits est en diminution et les montants aussi: en 2011, les Belges ont effectué 300 millions de retraits contre 273 millions de retraits en 2017.

Le consommateur apprécie ces types de paiement. C'est plus facile et moins encombrant, surtout depuis l'apparition du paiement sans contact, qui concerne désormais 4% des transactions.

Ils n'aiment pas

Du côté des commerçants par contre, ce n'est pas toujours apprécié. Surtout, car cela engendre des frais.

C’est surtout le cas chez les libraires, car si la plupart des commerçants peuvent répercuter les frais liés à chaque transaction électronique dans le prix des marchandises, la plupart des produits du libraire ont un prix fixe (paquet de cigarettes, journaux, jeux à gratter,…).

Donc, en payant un produit dont le coût est fixe comme le paquet de cigarettes, c’est la marge de bénéfices du libraire qui fond.

Refuser les paiements en dessous d’une certaine somme

Les libraires réclament donc une réduction des coûts liés aux paiements électroniques. Ils ne pourront plus vous facturer ces frais, mais ils pourront par contre refuser les paiements en dessous d’une certaine somme, ce qui n’arrangerait pas les consommateurs quand on sait que le Belge a de moins en moins d’argent liquide en poche.

Pour Thierry Neyens, président de la fédération HORECA Wallonie, le paiement par carte représente par contre une opportunité pour le secteur, avec un client moins regardant à la dépense. Mais les frais sont assez élevés. Plus qu'en France, par exemple. En plus des frais liés à chaque transaction, il faut assumer une série d’autres coûts.

"A cela, surtout, s’ajoutent les coûts fixes de location ou d’achat du terminal et, les coûts de liaison téléphonique ou d’internet. Ce sont ces ensembles de coûts qui se chiffrent pour certains entre 1000 et 3000 euros par an. Il faudra donc répercuter cela dans les prix de vente", explique-t-il.

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