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Google boude les sites de presse belge francophone

 
 

Le géant américain Google a décidé de ne plus référencer les sites de presse belge francophone, en raison d’un arrêt rendu à propos du conflit qui l’oppose à Copiepresse. "Il s’agit d’une application mesquine", a commenté Philippe Laloux, responsable du site Le Soir.be.

Depuis 2006, un conflit juridique oppose Google à Copiepresse, qui rassemble les éditeurs de la presse belge francophone et germanophone. Suite à un arrêt rendu le 5 mai dans le cadre de cette affaire, Google se dit aujourd’hui dans l’impossibilité de référencer les sites de presse francophone belge, ce qui pourrait bien avoir des conséquences désastreuses sur les audiences des sites internet concernés.  


Google se dit "obligé" d’agir de la sorte

Pour comprendre, voici quelques explications sur ce fameux "arrêt du 5 mai". Ce dernier interdit à Google d’archiver le contenu des sites de presse francophone et germanophone belge, et non pas de d’indexer les sites de presse, ce qui ne pose pas problème. Par ailleurs, il faut savoir que cet arrêt ne concerne que Google News. Or, récemment, Google News a été intégré à Google Search, le moteur de recherche utilisé mondialement. Suite à cet ajout, les résultats de Google News apparaissent dans les simples recherches Google Search. Raison pour laquelle Google se dit "obligé" de tout retirer, en vertu de l’arrêt du 5 mai. Autrement dit, Google s’estime dans l’impossibilité de pouvoir indexer les contenus sur Google Search dès lors que Google News a été rajouté à Google Search.



"Google use de pratiques douteuses"

Le site Le Soir.be, fait partie des concernés au même titre que la DH, Actu24, la Libre Belgique et Sudpresse. "Je trouve que c’est une application pointilleuse et mesquine de l’arrêt du 5 mai, a estimé Philippe Laloux, responsable du site Le Soir.be, joint par notre rédaction. Cela me pose sérieusement question sur la neutralité de ce moteur de recherche. Google se vante de cette neutralité, et là il démontre user de pratiques douteuses ! Visiblement il suffit de payer pour être en haut de la page de recherche, et surtout montrer patte blanche et livrer tous vos contenus. Si vous ne faites pas cela, apparemment, vous êtes black-listé en quelque sorte. En agissant ainsi, Google montre à la face du monde et à l’ensemble des éditeurs du monde entier les pratiques qu’il applique par rapport à son contenu", a-t-il commenté.


 




 

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