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Mathieu Michel revient sur son niveau de néerlandais: "Vous êtes un peu le Mister Bean belge", lui assène une journaliste flamande

 
 

C'est avec beaucoup d'hésitation et de difficulté que le secrétaire d'État Mathieu Michel a répondu à une question d'un député N-VA à la Chambre cette semaine. Par courtoisie, le secrétaire d'État a la digitalisation a voulu répondre à la question du député "in het Nederlands" (en néerlandais), mais ça ne s'est vraiment pas passé comme prévu. Présent sur le plateau de l'émission "C'est pas tous les jours dimanche", sur RTL TVI, Mathieu Michel a tenu à s'expliquer sur cette séquence très polémique.

"À un moment donné, je m'emmêle les pinceaux"

Pour le secrétaire d'État, "il est important de répondre, par respect, dans la langue de la personne qui nous pose une question". "Pendant 2h30, il y a une présentation de la note de politique générale, et puis il y a des échanges", explique le frère de Charles Michel sur le plateau. "Ça fait 20 ans que je n'ai plus beaucoup pratiqué le néerlandais. À un moment donné, je m'emmêle les pinceaux. (...) Après 2h30 de présentation dans les deux langues, j'ai un peu ripé, mais je pense qu'il est quand même important de répondre en néerlandais."

Christophe Deborsu conclut en précisant que les présentations, en général, consistent à lire un texte, et laissent donc très peu de place à l'improvisation en néerlandais.

"Le Mister Bean belge"

En face du secrétaire d'État : Isolde Van Den Eynde, journaliste politique pour Het Laatste Nieuws, le journal le plus lu de Belgique. La journaliste a apporté son éclairage quant à la manière dont la Flandre avait perçu cette intervention en néerlandais de Mathieu Michel. "Ce qui nous a étonnés, c'est que votre père, Louis Michel, maîtrise très bien le néerlandais, il était prof de néerlandais, d'ailleurs. Votre frère Charles Michel, s'en tirait très bien aussi dans cette langue. On est donc étonnés que vous ayez raté le train, disons. En ce moment, on parle de vous comme le 'Mister Bean belge'. Il faut avouer que c'était notamment le cas à la Chambre cette semaine, mais aussi les bourdes s'accumulent depuis que vous êtes entrés dans le gouvernement."

Questionnée par Christophe Deborsu, la journaliste donne plus de précisions. "Déjà, on ne savait pas que Louis Michel avait encore un autre fils, en Flandre. En Flandre, c'est perçu comme du népotisme. On a aussi beaucoup parlé de votre voiture mal garée, au milieu de la chaussée, en face des bureaux du MR."

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