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Coronavirus: voici comment les hôpitaux réalisent concrètement les tests de dépistage

CORONAVIRUS

Pour faire face à l’augmentation des tests, les hôpitaux s’équipent pour réaliser eux-mêmes les analyses. Il y en a deux actuellement en Wallonie, dont l’hôpital de Mont-Godinne, en province de Namur. Une septantaine d’échantillons sont déjà arrivés dans ce CHU. Tous nommés d’un potentiel patient atteint du coronavirus.

"On fait ce qu’on appelle un frotti nasopharyngé où on passe par la narine et on va bien au fond de l’arrière gorge", explique Te Din Daniel Huang, microbiologiste au CHU Mont-Godinne.

Les tests de dépistage ont débuté ce samedi. Chaque expert doit prendre ses marques. Ici, les prélèvements sont examinés par ordre d’arrivée.

"On va d’abord extraire le virus de l’échantillon et ensuite on va faire une amplification pour rechercher la présence du virus", ajoute Te Din Daniel Huang.

Depuis lundi, le laboratoire de référence de la KU Leuven est saturé. Les tests de dépistage y arrivent en masse. C’est donc pour le désengorger que deux hôpitaux wallon et cinq flamands procèdent aussi aux analyses dans leurs bâtiments.

"On va extraire son matériel génétique pour pouvoir l’amplifier spécifiquement et déterminer s’il s’agit bien d’un covid-19 ou d’un autre type de virus", indique Pierre Bogaerts, le responsable de la biologie moléculaire au CHU Mont-Godinne.

"Pour les prélèvements arrivant durant la journée, on pourrait espérer avoir le résultat en fin de journée", ajoute Te Din Daniel Huang.

C’est-à-dire théoriquement entre 6 et 8 heures après leur arrivée en laboratoire, en fonction de l’heure de la journée à laquelle ils sont traités. Des résultats qui seront ensuite renvoyés vers le laboratoire de référence de la KU Leuven.

 

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