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Coronavirus: pas de 2e vague comme en mars mais il faut maintenant que le nombre d'hospitalisations se stabilise

 
CORONAVIRUS
 

Depuis plusieurs semaines, le nombre de nouvelles contaminations Covid-19 augmente. Que faut-il en penser ? C'est la question que notre journaliste Fabrice Grosfilley a adressé à Leila Belkhir, infectiologue aux cliniques universitaires Saint-Luc de Bruxelles, ce matin sur Bel RTL.

Le nombre total de cas actuels ne signifie pas qu'il y ait beaucoup de malades. La croissance importante de nouveaux cas est notamment liée à la croissance du nombre de tests. Et puis il y a les personnes qui portent le virus mais sont asymptomatiques c'est-à-dire qu'elles n'ont aucun symptôme. Mais le nombre d'hospitalisations augmente et il faut que ça se stabilise. Elle répète donc ce que nous avait dit hier un autre infectiologue, le Dr Yves van Laethem lorsque nous l'avions interrogé sur le lien entre hausse de nouveaux cas et intensification de la politique de test.

Il faut que le nombre de nouvelles hospitalisations se stabilise puis que ça diminue

On ne peut pas comparer avec la situation au printemps

Autre élément à retenir et sur lequel l'infectiologue s'est montrée claire, la situation actuelle et celle du printemps sont incomparables. "Depuis le début, on veut nous faire dire qu'il y a une seconde vague, une troisième vague, mais non on n'est pas du tout dans la même situation qu'au mois de mars, ça il faut pouvoir le dire", déclare-t-elle.

"En mars, quelque part toutes les vannes étaient ouvertes, en plus on ne connaissait pas bien le virus, on ne savait pas comment bien le prendre en charge, on n'avait pas les outils qu'on a actuellement en termes de nombre de tests effectués et de suivi de contacts", ajoute la scientifique.

Surveiller l'évolution du nombre d'admissions à l'hôpital et maintenir les gestes barrière

"Par contre si le nombre d'hospitalisations augmente, il faut qu'à un moment ça se stabilise puis que ça diminue. Un peu comme en juillet-août où on a eu un petit rebond qu'on a pu contrôler", prévient-elle.

Leila Belkhir a rappelé que le plus important restait de respecter les règles d'hygiène et les gestes barrière afin d'éviter de tomber dans une situation moins contrôlable. L'objectif reste la maîtrise des hospitalisations et la protection des personnes à risque.

 




 

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