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Incendie à Paris: le suivi psychiatrique de la suspecte arrêtée au cœur des interrogations

Incendie à Paris: le suivi psychiatrique de la suspecte arrêtée au cœur des interrogations

(Belga) Au lendemain de l'incendie d'un immeuble qui a fait 10 morts à Paris, le profil psychiatrique de la principale suspecte, une habitante des lieux encore récemment internée, est au centre des interrogations, tandis que les opérations des pompiers se poursuivent.

Cette quadragénaire, interpellée "immédiatement après l'incendie", l'un des plus meurtriers dans la capitale depuis près de 14 ans, avait été placée en garde à vue mardi matin, avant d'être conduite à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police en fin de journée. L'habitante avait été "arrêtée en état d'alcoolémie alors qu'elle tentait de mettre le feu à une voiture", d'après une source policière. En conflit récurrent avec son voisin pompier, elle s'était disputée avec lui dans la soirée et la police s'était déplacée pour un trouble de voisinage, a indiqué une autre source policière. Ses antécédents judiciaires font apparaître trois procédures où elle a été mise en cause, sans jamais être condamnée. Deux d'entre elles furent classées sans suite en 2016, en raison d'un "état mental déficient", selon une source judiciaire, l'une pour un "vol précédé de dégradations" et l'autre pour des violences. Selon une autre source proche du dossier, les dégradations en question seraient liées à un départ de feu. Par ailleurs, en 2017, une autre procédure pour "violences conjugales" avait été classée sans suite car l'infraction était insuffisamment caractérisée. Dans le cossu XVIe arrondissement de Paris où l'incendie a ravagé l'immeuble entier, les opérations de police et d'urgence ne sont toujours pas terminées. Une vingtaine de pompiers, encore sur place, maintiennent "un dispositif de surveillance", avec observation et rondes. La mairie de Paris a annoncé sur son site internet que des architectes de sécurité de la préfecture de police avaient "expertisé l'immeuble" et avaient conclu qu'il existait "un danger grave et imminent pour les occupants". Un arrêté municipal a donc été pris, avec une interdiction d'occuper, notamment "la totalité du bâtiment arrière de l'immeuble", là où le feu s'est déclaré, ainsi que les sous-sols. (Belga)

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