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Allianz espère débrider son image en devenant sponsor des JO

Allianz espère débrider son image en devenant sponsor des JO
L'assureur allemand Allianz vient de conclure un partenariat longue durée avec le CIO à compter de 2021Christof STACHE

Le géant allemand Allianz et le Comité international olympique (CIO) ont conclu un partenariat à compter de 2021 rendu public mardi, l'assureur comptant capitaliser sur le monde sportif pour rajeunir son image un peu austère et doper ses activités.

Si le montant du contrat payé par le groupe munichois n'a pas été communiqué, celui-ci est estimé à une cinquantaine de millions d’euros par an, selon des spécialistes du marketing olympique.

Le premier assureur mondial en chiffre d'affaires compte gagner en notoriété, grâce notamment à "Olympic channel", la chaîne que le CIO souhaite ériger en leader dans la diffusion du sport en ligne.

Allianz pourra user de droits exclusifs d'utilisation du logo olympique à partir des JO d'hiver de Pékin en 2022, avant ceux à Paris organisés en 2024 puis les JO d’hiver 2026 et enfin ceux d'été à Los Angeles en 2028.

- 14ème sponsor -

Allianz devient de fait le 14ème sponsor entrant dans le club fermé d'entreprises de taille mondiale qui font partie du "programme TOP" du CIO, aux côtés du chinois Alibaba où de l'américain Intel, les plus récentes recrues, chaque sponsor recevant un droit exclusif du CIO pour commercialiser des produits dans son secteur.

"On veut travailler avec les autres partenaires du CIO dans le secteur sportif et au-delà", explique Jean-Marc Pailhol, directeur marketing d'Allianz, dans un entretien avec l'AFP.

Allianz travaille par exemple avec Intel sur l'utilisation des drones pour la prévention des sinistres et étudie également l’avenir des taxis drones dans le ciel des villes, une activité qui créera un nouveau besoin d’assurance.

Déjà sponsor des jeux paralympiques, Allianz fait désormais un grand pas de plus dans le monde sportif après d'autres partenariats signés en 2017 dans les compétitions de formule E - en remplacement de son engagement en Formule 1 qui datait de 2001 - et moto E, en voulant accompagner "l'évolution vers la mobilité électrique qui va toucher Monsieur Tout-le-monde", assure M. Paihol.

- Ecosystème sportif -

Quant au partenariat entre Allianz et le CIO, il débutera en 2019 sur quatre marchés clés, l’Australie, la Chine, la France et l’Espagne.

A terme, il permettra de pourvoir aux besoins d’assurance des Comités nationaux olympiques dans 206 pays, pour leurs bâtiments et flottes automobiles par exemple, ainsi qu'auprès des équipes olympiques pendant les jeux.

"Notre objectif est plus largement de devenir un acteur majeur d'un écosystème que l'on veut créer autour du sport dans chacun des pays ou Allianz est présent que ce soit avec les fédérations, les clubs et pourquoi pas certains athlètes quand cela fait sens", déclare son directeur marketing.

- Rajeunir l'image -

Le Munichois, une vielle dame de l'assurance à l'image longtemps jugée austère, espère capter un public jeune via la vitrine des JO, alors que près de 95% de ses clients actuels ont plus de 30 ans.

"Aux valeurs de solidité, de performance et de technicité dues aux origines allemandes du Groupe il faut rajouter de l'émotion et de l'innovation , c’est une évolution essentielle notamment pour amener les moins de 30 ans vers Allianz", explique M. Paihol.

En même temps qu'il se profile comme un assureur dans le sport de haut niveau, le contact avec la compétition permettra à Allianz d'"identifier les principales évolutions dans et autour du sport, notamment en ce qui concerne la prévention" des risques, appelée à être "plus que jamais au cœur de notre métier", ajoute le dirigeant.

Entre t-shirts connectés et chaussures intelligentes, "tout ce qui va permettre de mieux prévenir les risques est fondamental pour les sportifs et pour le métier d’assurance", conclut M. Paihol.

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