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La Bourse de Paris guillerette à la mi-journée

La Bourse de Paris guillerette à la mi-journée
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris restait sur une note positive à la mi-journée vendredi (+0,66%), les investisseurs renouant avec l'espoir d'un accord commercial entre Pékin et Washington tout en saluant un indicateur manufacturier meilleur que prévu en Chine.

A 13H32 (12H32 GMT), l'indice CAC 40 prenait 34,70 points à 5.275,23 points, dans un volume d'échanges de 1,3 milliard d'euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,29%.

La cote parisienne a ouvert en hausse sans perdre son entrain par la suite.

Wall Street se préparait à ouvrir dans le vert. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average avançait de 0,71%, l'indice élargi S&P de 0,62% et le Nasdaq, à dominante technologique, de 0,75%.

"Des espoirs ravivés quant à un accord commercial entre la Chine et les Etats-Unis ainsi que la possibilité de nouvelles liquidités ciblées de la part de la Banque centrale européenne ont stimulé l'investissement", affirme David Madden, analyste chez CMC Markets.

Après des propos plus prudents du principal négociateur américain Robert Lighthizer, le conseiller de la Maison Blanche Larry Kudlow a affirmé jeudi que les deux pays étaient sur le point de signer "un accord historique" qui doit contraindre Pékin à couper ses subventions aux entreprises d'État et à rendre transparentes ses interventions sur sa devise.

L'amélioration de l'activité manufacturière chinoise, qui s'est redressée le mois dernier, retrouvant son plus haut niveau depuis trois mois, a contribué aussi "à ranimer l'intérêt pour les actions", constate également Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

De même, l'indice PMI indépendant Caixin, qui a montré vendredi un redressement de l'activité manufacturière en février, a alimenté l'enthousiasme des acteurs de marché.

En zone euro, l'inflation a progressé en février à 1,5% sur un an, contre 1,4% en janvier, tandis que le taux de chômage est resté stable à 7,8% en janvier, son niveau le plus bas depuis 10 ans.

Plus tard dans la journée aux Etats-Unis sont attendus les revenus et dépenses des ménages pour décembre 2018 et janvier 2019, la dernière estimation de l'indice de confiance des consommateurs (Université du Michigan) et l'indice d'activité manufacturière ISM pour février.

- Air France reprend du poil de la bête -

Air France-KLM se redressait (+5,71% à 11,48 euros) après la mise en place vendredi d' un groupe de travail sur l'avenir de l'entreprise.

Le secteur automobile évoluait dans le vert, à la faveur d'une progression du marché français de 2,1% sur un an en février. Renault prenait 1,46% à 61,11 euros et Peugeot 3,18% à 23,07 euros.

Faurecia était également soutenu (+5,65% à 44,31 euros) par le succès de son offre d'achat sur le spécialiste des systèmes de navigation automobile japonais Clarion. Plastic Omnium n'était pas en reste (+6,04% à 26,17 euros).

BNP Paribas grappillait 0,47% à 45,27 euros après l'anticipation d'une plus-value nette d'impôt "d'un peu plus de 450 millions d'euros" au premier trimestre tirée de la cession de titres de la société indienne d'assurance vie SBI Life.

Marie Brizard décollait de 35,25% à 3,30 euros, profitant à plein du feu vert "sous conditions" donné par l'Autorité de la concurrence à la prise de contrôle du groupe de spiritueux Marie Brizard, en difficultés financières, par un autre spécialiste de spiritueux et son principal actionnaire Cofepp.

Global Bioenergies reculait de 2,40% à 6,11 euros alors que la société envisage de dégager des bénéfices d'ici "quatre ans".

Sanofi restait imperturbable (+0,29% à 73,71 euros) face aux poursuites engagées aux Philippines contre des responsables de Sanofi Pasteur dans l'enquête sur le décès d'enfants qui avaient reçu le vaccin Dengvaxia contre la dengue.

Mr Bricolage montait de 1,22% à 6,64 euros. Le groupe de distribution a indiqué que des repreneurs s'étaient manifestés pour "certains" des 65 magasins intégrés dont il a annoncé fin 2018 vouloir se séparer.

  1. Euronext CAC40

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