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Le PSG, lié à Nike jusqu'en 2032, dans le gotha mondial en matière de sponsors

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Au niveau des partenariats, le PSG joue désormais dans la cour des grands: le club parisien a prolongé vendredi son idylle avec l'équipementier Nike jusqu'en 2032, signant "le plus important contrat de sponsoring de son histoire", pour doper ses recettes commerciales et faire face au fair-play financier de l'UEFA.

Le montant du nouveau partenariat avec le géant américain, qui courait avant cette prolongation jusqu'en 2022, n'a pas été communiqué. Il était jusqu'à présent de 25 millions d'euros par saison.

Contactée par l'AFP, une source proche du club confirme que ce partenariat va désormais rapporter "plus de 75 millions d'euros" annuels, sans préciser si d'éventuels bonus sont compris.

"Un montant bien supérieur" au contrat signé en février avec le groupe Accor, nouveau sponsor maillot dont l'apport financier est estimé entre 55 et 70 millions d'euros annuels.

Selon cette même source, cet accord "avec effet immédiat" place le PSG dans le "Top 5" des grands clubs européens en la matière. A titre de comparaison, le FC Barcelone et le Real Madrid touchent grâce à leurs équipementiers respectifs, Nike et Adidas, environ 150 et 120 millions d'euros par an.

"Cet accord représente une étape très importante, reflétant ce que le club est devenu sur la scène mondiale et les grandes ambitions que nous avons pour l'avenir", se félicite le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi dans le communiqué.

- Attractif même sans Neymar ? -

"Ce n'est pas une surprise mais en revanche c'est un sacré signal", souligne auprès de l'AFP Virgile Caillet, délégué général de l'Union sport et cycle, qui représente 1.400 entreprises du secteur.

"C'est un message extrêmement fort de la confiance qu'il y a dans ce club, dans sa gouvernance, dans ses perspectives d'avenir et donc dans le projet", ajoute-t-il, tout en rappelant qu'"il y a eu plus de dix nouveaux sponsors" qui ont rejoint le PSG "et cinq renouvellements de contrat".

Un signe que Paris reste un club attractif à long terme même si sa superstar Neymar, lié aussi sur le plan personnel à Nike mais annoncé avec insistance à Barcelone, venait à partir cet été?

"Exactement! Cela relativise complètement le sujet. Il y avait des débats aussi sur le fait que les propriétaires qataris vont rester ou partir après la Coupe du monde 2022 (organisée dans l'émirat). Le message commence à être clair", estime encore Virgile Caillet.

Partenaire du PSG depuis trois décennies, la marque à la virgule avait déjà intensifié ses relations avec le club de la capitale via un partenariat "exclusif" avec sa filiale Jordan, en septembre.

Un carton commercial qui a dopé les ventes de maillots et produits dérivés aussi bien en France que "sur les marchés émergents du football", notamment en Chine, où le club sera en tournée promotionnelle cet été.

- "Un million de maillots vendus" -

"Nous n'avons encore pas les chiffres définitifs mais ce que l'on peut dire d'ores et déjà, c'est que pour la première fois, une équipe de sport collectif français va dépasser cette année la barre du million de maillots vendus dans le monde", révèle Virgile Caillet, à partir de données recueillies auprès des "différents protagonistes" et des "distributeurs internationaux".

Selon une étude du cabinet Deloitte publiée en janvier, le PSG est le 6e club le plus riche du monde. Mais avec un revenu de 479,9 millions de livres (551,4 M EUR) lors de la saison 2017-2018, il reste très loin derrière le Real Madrid et ses 674,6 millions de livres (774 M EUR environ) de revenus.

Pour le PSG, ce "deal" était aussi une question de survie: il doit augmenter ses revenus pour continuer à satisfaire aux exigences du fair-play financier (FPF), qui enquête depuis septembre 2017 sur les comptes parisiens après le fastueux été 2017 à plus de 400 M EUR pour recruter Neymar et Kylian Mbappé, sous peine de sanctions.

Le PSG a remporté en mars une victoire juridique sur le FPF, qui interdit aux clubs de dépenser plus d'argent qu'ils n'en génèrent par leurs moyens propres, lorsque le Tribunal arbitral du sport (TAS) a estimé que le dossier, que l'UEFA voulait rouvrir, était "clôturé".

Mais sa tâche n'est pas terminée: Paris devra s'assurer chaque année de ne pas présenter un déficit supérieur à 30 M EUR cumulés sur les trois derniers exercices comptables. Mission déjà accomplie?

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