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Orange: le conseil se prononce sur la reconduction du PDG Stéphane Richard

Orange: le conseil se prononce sur la reconduction du PDG Stéphane Richard
Le conseil d'administration d'Orange doit se prononcer mardi sur le renouvellement du mandat d'administrateur du PDG du groupe, Stéphane RichardPHILIPPE HUGUEN

Le conseil d'administration d'Orange doit se prononcer mardi sur le renouvellement du mandat d'administrateur du PDG du groupe, Stéphane Richard, première étape avant une reconduction à la tête de l'opérateur historique qui interviendra lors de la prochaine assemblée générale.

La décision du conseil d'administration est attendue à la mi-journée, a-t-on appris auprès de l'opérateur.

Elle ne devrait pas receler de surprise et conduire M. Richard vers son troisième mandat à la tête de l'opérateur, un record. Le patron d'Orange a en effet déjà reçu le soutien de l'Etat, premier actionnaire du groupe.

Interrogé le 22 janvier dernier sur Radio Classique, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait estimé que le PDG du groupe avait "fait du bon travail à la tête d'Orange donc il a vocation à être reconduit".

L'Etat détient 23% du capital d'Orange, dont un peu plus de 9,5% via Bpifrance.

Une épée de Damoclès est cependant suspendue au-dessus de la tête de M. Richard, mis en examen en tant qu'ex-directeur de cabinet de la ministre de l'Economie Christine Lagarde, dans l'affaire de l'arbitrage Tapie et qui doit être jugé pour "complicité d'escroquerie" et "complicité de détournement de fonds publics".

En cas de condamnation, il devra remettre son mandat, a prévenu M. Le Maire.

Aucun autre candidat ne s'est officiellement déclaré pour tenter de briguer la tête d'un groupe présent désormais dans près d'une trentaine de pays.

Agé de 56 ans, Stéphane Richard est arrivé à la tête de l'opérateur historique en février 2011, dans un contexte social difficile marqué par une série de suicides entre 2008 et 2009, durant le mandat de son prédécesseur Didier Lombard.

Le PDG d'Orange est crédité notamment d'avoir su apaiser les tensions au sein du groupe, lui permettant de passer, selon une étude de Secafi, de 39% de salariés fiers d'appartenir au groupe en 2009 à 81% trois ans plus tard, ce qui lui vaut aujourd'hui le soutien des salariés, deuxième actionnaire avec 5,37% du capital.

Durant les deux premiers mandats de M. Richard, l'opérateur historique a réalisé une série d'acquisitions, notamment en Afrique et au Moyen-Orient, considéré comme des axes majeurs de croissance pour le groupe.

Orange s'est également diversifié, avec Orange Cyberdéfense, dans la cybersécurité, Orange HealthCare et, en novembre dernier, Orange Bank, banque 100% mobile pour laquelle l'opérateur revendiquait 50.000 clients en fin d'année.

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