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Wall Street ouvre en baisse avec le recul de la consommation américaine

Wall Street ouvre en baisse avec le recul de la consommation américaine
Wall Street recule à l'ouverture Johannes EISELE

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Wall Street reculait mercredi peu après l'ouverture, lestée par la chute surprise des ventes au détail aux Etats-Unis en septembre et des incertitudes autour de l'accord sur le Brexit.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, reculait de 0,4%, à 26.961,24 points, vers 14H20 GMT.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, cédait 0,34%, à 8.121,07 points, et l'indice élargi S&P 500 lâchait 0,22%, à 2.989,00 points.

La Bourse new-yorkaise avait fini dans le vert mardi, portée par plusieurs résultats trimestriels solides, dont ceux de la banque américaine JPMorgan Chase: le Dow Jones avait augmenté de 0,89% et le Nasdaq avait grimpé de 1,24%.

Goldman Sachs, Citigroup et Wells Fargo ont aussi présenté mercredi leur bilan de santé trimestriel, tout comme le géant pharmaceutique Johnson & Johnson et l'assureur santé UnitedHealth, membres du Dow Jones.

Ces résultats, solides dans l'ensemble, avaient permis à la place new-yorkaise de finir dans le vert.

Mercredi, Bank of America Merrill Lynch a annoncé un plongeon de son bénéfice au troisième trimestre mais a néanmoins fait mieux que prévu. Son titre gagnait 2,14%.

Mardi après la clôture de la Bourse, United Continental, maison mère de la compagnie aérienne United Airlines, a relevé son principal objectif financier annuel. L'action de United Airlines montait de 1,06% mercredi.

IBM et Netflix publieront eux leurs résultats trimestriels après la clôture de Wall Street.

- Baisse des ventes au détail -

Mercredi, le marché était surtout dominé en début de séance par le recul inattendu des ventes au détail aux Etats-Unis en septembre après six mois d'affilée de progression des dépenses des consommateurs américains.

Dans un contexte de guerre commerciale avec la Chine, l'indice des ventes des détaillants et restaurants a perdu 0,3% en données corrigées des variations saisonnières. Les analystes s'attendaient à une hausse d'autant.

Pour Michael Pearce de Capital Economics, cette soudaine faiblesse des ventes au détail est un signe que la consommation, locomotive de la croissance américaine, s'essouffle.

"Ces chiffres confirment notre conviction que la croissance économique ralentit et pourrait tomber à 1% en rythme annuel au 4e trimestre, forçant la Fed à baisser à nouveau les taux d'intérêt d'un quart de point de pourcentage en décembre", affirme cet expert.

Les acteurs financiers observaient par ailleurs avec attention les développements autour du Brexit, à la veille d'un sommet européen crucial.

Le négociateur de l'UE Michel Barnier a averti mercredi qu'il restait encore "d'importants problèmes à régler" avant de parvenir à un accord avec Londres.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans de la dette américaine s'établissait à 1,755%, en recul par rapport à la clôture de la veille (1,771%).

  1. Nasdaq

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