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Wall Street reste dans le rouge après le discours de Powell

Wall Street reste dans le rouge après le discours de Powell
La façade du New York Stock Exchange (NYSE), le 15 août 2019 Johannes EISELE

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Wall Street évoluait en baisse vendredi, mais effaçait une partie de ses pertes, après le discours du patron de la Réserve fédérale américaine Jerome Powell qui a promis d'agir pour soutenir la plus longue expansion de l'économie des Etats-Unis.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, perdait 0,20% à 26.200,65 points vers 14H30 GMT.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, baissait de 0,35% à 7.963,32 points et l'indice élargi S&P 500 reculait de 0,30% à 2.914,15 points.

La Bourse de New York avait ouvert nettement en recul, plombée par la décision de la Chine d'imposer de nouveaux tarifs douaniers sur des produits importés des Etats-Unis.

Dans un discours à Jackson Hole (Wyoming) vendredi, M. Powell a décrit des perspectives favorables pour l'économie américaine, mais a aussi noté une aggravation de la situation internationale en partie due "aux incertitudes commerciales".

M. Powell a noté que les tensions commerciales semblaient "jouer un rôle dans le ralentissement mondial et la faiblesse du secteur manufacturier et des investissements des entreprises aux Etats-Unis".

Dans ce contexte, il a prévenu que la politique monétaire n'a "pas de mode d'emploi" tout prêt.

"Nous pouvons toutefois (...) nous concentrer sur comment les questions commerciales affectent les perspectives et ajuster notre politique", a ajouté le numéro un de la Fed.

Les marchés s'attendent à une baisse des taux d'intérêt à la prochaine réunion monétaire du 18 septembre après celle d'un quart de point de pourcentage décidée fin juillet.

Le président Donald Trump pour sa part n'a cessé de critiquer la Fed et Jerôme Powell, qu'il a pourtant choisi pour la diriger.

- Représailles chinoises -

Peu avant le discours de M. Powell, la Chine a annoncé son intention d'imposer de nouveaux droits de douane sur 75 milliards de dollars d'importations américaines en deux temps, le 1er septembre puis le 15 décembre, en représailles aux tarifs supplémentaires que prévoit d'instaurer prochainement Washington aux même dates mais sur 300 milliards de dollars de produits chinois importés.

Ces tarifs douaniers chinois supplémentaires évolueront dans une fourchette comprise entre 5% et 10% et porteront sur 5.078 produits américains, ont précisé les autorités chinoises chargées des droits de douane.

Pékin a également annoncé l'imposition de tarifs douaniers de 25% sur les automobiles américaines ainsi que de 5% sur les pièces automobiles détachées, à compter du 15 décembre.

La Chine avait suspendu provisoirement en décembre 2018 les surtaxes visant les voitures en signe de bonne volonté dans ses négociations commerciales avec l'administration Trump, et annoncé en avril que ces taxes ne seraient pas réimposées dans l'immédiat.

Les actions de plusieurs constructeurs automobiles pâtissaient de l'annonce chinoise: General Motors (-0,7%), Ford (-1,2%), Fiat (-0,7%) et Tesla (-1,2%) étaient en repli.

"Les représailles de la Chine font pâle figure à côté des tarifs douaniers américains en termes d'impact monétaire. Toutefois, cela rappelle que la bataille commerciale n'est pas près de finir", a commenté Patrick O'Hare de Briefing.

"Pour les marchés, cela signifie que la croissance mondiale va ralentir alors qu'il y avait déjà des inquiétudes non liées aux tarifs douaniers", a poursuivi l'expert.

Sur le marché obligataire, le taux d'intérêt à 10 ans sur la dette américaine était en repli, à 1,57%.

Parmi les autres valeurs du jour, Hasbro voyait son titre chuter de plus de 6%, alors que le fabricant de jouets a annoncé jeudi l'acquisition d'Entertainment One, qui produit notamment la série animée pour enfants "Peppa Pig."

  1. Nasdaq

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