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Prise d'otages dans un bus en Ukraine: tous les otages libérés

 

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La police ukrainienne a annoncé mardi avoir libéré tous les passagers d'un bus, pris en otage à Loutsk, dans l'ouest de l'Ukraine, par un homme armé qui a ouvert le feu sur les policiers et affirmait avoir dissimulé une bombe dans la ville.

"Tous les otages sont libres!", s'est félicité sur Facebook le vice-ministre de l'Intérieur, Anton Guerachtchenko.

Les autorités ukrainiennes ont d'abord fait état d'une vingtaine de passagers retenus pendant plusieurs heures dans un bus dans cette cité d'environ 200.000 habitants, située à 400 kilomètres à l'ouest de la capitale Kiev, alors que la police et l'assaillant menaient des négociations "tendues" selon les forces de l'ordre.

Mais après la libération réussie, le nombre d'otages a été revu à la baisse, à 13.

"Treize personnes au total ont été prises en otage", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Arsen Avakov, lors d'un briefing à Loutsk.

L'assaillant a d'abord libéré une femme âgée, un adolescent et une jeune femme, à l'issue d'une conversation téléphonique avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, selon la porte-parole de la présidence ukrainienne, Yulia Mendel.

Les dix otages restants ont ensuite été libérés à l'issue d'une opération des forces spéciales et de la police, selon les services de sécurité ukrainiens (SBU).

- "c'est fini!" -

Le preneur d'otage s'est rendu à la police, selon le ministère de l'Intérieur.

"C'est fini!", s'est félicité le ministre de l'Intérieur Arsen Avakov sur Twitter, en publiant une photo de l'assaillant allongé par terre, menotté, aux côtés des membres des forces spéciales.

"Nous n'avons perdu personne", a souligné dans un message sur Facebook le président Zelensky.

En raison de cette prise d'otages, des policiers lourdement armés ont été déployés à proximité du bus, ainsi qu'un véhicule blindé, selon un journaliste de l'AFP.

Une enquête pour "attentat" a été ouverte.

Le preneur d'otages, un ancien prisonnier, a tiré sur les forces de l'ordre, ouvert le feu sur un drone qui survolait le minibus et jeté dans la rue un paquet explosif et une grenade, cette dernière n'ayant "heureusement pas explosé", selon la police ukrainienne.

Il a également assuré avoir dissimulé "dans un autre endroit un engin explosif qui pourrait être déclenché à distance", selon le parquet général ukrainien.

Selon M. Guerachtchenko, l'homme avait appelé la police en se présentant comme Maxime Plokhoï, un pseudonyme pouvant être traduit par "mauvais Maxime".

Plus tard dans la journée, l'assaillant a été identifié comme Maxime Krivoch, un citoyen ukrainien de 44 ans originaire de la région russe d'Orenbourg, déjà condamné à deux reprises, notamment pour "banditisme", "fraudes" et détention illégale, et ayant passé près de 10 ans en prison en Ukraine.

- Zelensky agit -

Des messages postés sur les réseaux sociaux sous le nom de "Maxime Plokhoï" ont indiqué qu'il était armé, notamment d'explosifs, et qu'il était "contre le système" et réclamait que les personnalités les plus importantes du pays, à commencer par le président, postent des messages sur les réseaux sociaux où ils ternissent leur image ou se comportent de manière ridicule.

Selon le ministère ukrainien de l'Intérieur, ces comptes appartenaient sans doute au preneur d'otages. L'un d'eux, sur Twitter, a ensuite été désactivé.

Dans la soirée, le président Volodymyr Zelensky a publié une vidéo sur Facebook où il a rempli une demande du preneur d'otage et appelle "tous à regarder le film Earthlings sorti en 2005", en référence à un documentaire américain sur le mauvais traitement des animaux destinés à être des animaux domestiques.

L'Ukraine, ex-république soviétique, fait face à la prolifération d'armes détenues illégalement, un problème exacerbé depuis le déclenchement en 2014 d'une guerre contre des séparatistes prorusses dans l'est de son territoire.

En 2017, la police avait libéré 11 otages détenus par un homme armé dans un bureau de poste de la ville de Kharkiv.




 

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